les clubs de foot concernés par la taxe sur les hauts revenus
les clubs de foot concernés par la taxe sur les hauts revenus © reuters

L'Assemblée a voté la nouvelle mouture de la "taxe à 75%" sur les hautes rémunérations, une contribution exceptionelle qui fait hurler les clubs de foot professionnels. Ils annoncent une assemblée générale le 24 octobre pour envisager "différents scénarios".

Les entreprises versant des salaires supérieurs à 1 million d'euros devront payer une taxe exceptionnelle (50%) sur la partie qui dépasse cette somme.

Cette "contribution exceptionnelle de solidarité" s'appliquera uniquement pendant deux ans, sur les rémunérations de 2013 et 2014.

Son taux est en fait de 50%, mais si on y ajoute les charges sociales, elle permettrait de se rapprocher de l'engagement symbolique de 75% promis par François Hollande pendant la campagne présidentielle.

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Selon la Ligue de football professionnel, cette taxe touchera 13 clubs de Ligue 1 pour un montant global d'environ 44 millions d'euro s.

Principal club concerné, le PSG, où plus d'une vingtaine de salariés dépasseraient cette barre du million d'euros annuel, devrait cependant verser seulement 20 millions d'euros au lieu de 40 car cette taxe a été plafonnée à 5% du chiffre d'affaires de l'entreprise.

"Un dispositif fiscal fait pour la première fois la Une de l'Equipe", a ironisé l'UMP Marc Le Fur en brandissant l'édition du jour dans l'hémicycle de l’Assemblée nationale.

A l'heure où tous les Français participent à l'effort de redressement, les Français ne comprendraient pas que le football professionnel vu comme un secteur privilégié ne participe pas à l'effort collectif. - Valérie Fourneyron

La rumeur d'une grève des clubs sur une journée de L1 et de L2, le week-end du 26 octobre a couru.

Bernard Caiazzo, président de Saint-Etienne et vice-président de l'Union des clubs professionnels de football, l'un des plus farouches opposants à la taxe à 75%, se refuse à parler de grève. Mais laisse planer une menace, en estimant que "tout est possible".

"Face à l'entêtement du gouvernement de nous coller cette taxe qui s'élève à 5% du chiffre d'affaires des clubs", explique Bernard Caiazzo, l'assemblée générale extraordinaire décidera des mesures à prendre.

Pour Jean-Pierre Louvel, président de l'Union des Club de Foot Professionnel, on ne peut pas taxer des clubs qui sont déjà en crise, surtout avec un effet rétroactif.

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