Le plus grand vidéoclub de France a un succès fou, révèle le CNC dans son baromètre annuel de la vidéo à la demande. Le chiffre d'affaires des plateformes d'achat et de location a explosé, faisant la part belle aux créations françaises. Et au passage une victime : le DVD.

Les films français, à l'instar de "Valérian", montent en puissance dans l'offre de vidéo à la demande.
Les films français, à l'instar de "Valérian", montent en puissance dans l'offre de vidéo à la demande. © Europacorp

Si vous ne trouvez plus sous le sapin les traditionnels boîtiers DVD, pas d’inquiétude. Vos bienfaiteurs, dans l’air du temps, auront sans doute privilégié les offres dites « dématérialisées » de programmes audiovisuels. En d’autres termes, le film, la série ou le documentaire qu’ils vous ont offert, il faudra le télécharger.

En effet, note le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) dans son baromètre annuel sur la vidéo à la demande, le chiffre d’affaires de la VOD (sous toutes ses formes), en hausse de 33% par rapport à l’année précédente, devrait atteindre 500 millions d’euros en 2017, soit probablement plus que le marché du DVD sur la même période (235 millions sur le seul premier semestre).

Un tournant, signe que les usages ont véritablement changé. Il faut dire que l’offre – plus de 36 000 programmes visionnables sur les 9 premiers mois de 2017, en légère baisse néanmoins – constitue désormais, se réjouit Frédérique Bredin, présidente du CNC « une réelle richesse pour les consommateurs, qui accèdent aux œuvres d’une très grande diversité ».

Les offres d'abonnement majoritaires

Et ce n’est pas un hasard, quand on observe les modes de consommation : pour la première fois depuis la création de l’observatoire, il y a dix ans, la vidéo à la demande par abonnement – celle des Netflix, Amazon Prime… – représente près de la moitié du chiffre d’affaire total. Elle dépasse de loin l’achat ou la location de programmes à l’unité.

Pour autant, même si les plateformes vidéo par abonnement sont plutôt anglo-saxonnes, l’offre n’exclut pas les productions françaises. Sur les 16 000 films disponibles (œuvres cinéma avec visa et films en direct vidéo) depuis janvier, le nombre de films français est en constante progression (+3,4%) et ils réalisent une part de marché de 35%.

Reste que, s’il y a une constante en matière de vidéo à la demande, c’est bien la part des productions pour adultes. Le porno représente encore près de la moitié (47,9%) de l’ensemble des programmes disponibles à l’achat ou à la location, estime le CNC. Une proportion qui, depuis 2014, n’a que peu varié.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.