La déclaration d'utilité publique de la LGV Sud ouest sera signée dimanche
La déclaration d'utilité publique de la LGV Sud ouest sera signée dimanche © MaxPPP/Nice-Matin/Franz Chavaroche

Le Secrétaire d’État aux Transports signe ce dimanche la déclaration d’utilité publique de la ligne à grande vitesse sud-ouest. Après la clôture de l'enquête publique, le gouvernement avait 18 mois pour se prononcer. La commission d'enquête publique a rendu un avis - consultatif - négatif. Le Conseil d'État an lui rendu un avis positif le 25 mai.

Les nouvelles lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux Dax, doivent permettre notamment de relier Toulouse à Paris en 3h10, contre au moins 5h20 aujourd'hui, et Bayonne à Paris en 3h25.

Pour Toulouse, quatrième ville de France, ce TGV c’est une longue histoire, Dominique Baudis, ancien maire de Toulouse, en parlait déjà dans les années 80. Philippe Douste-Blazy annonçait le TGV pour 2012. L'ancen président de la région, Martin Malvy, parlait lui de 2010. Carole Delga, présidente PS de la région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, résume la position des élus favorables au projet :

Pour la quatrième métropole de France une LCV est indispensable pour avoir un temps de parcours inférieur à 3h15 mais aussi pour un maillage vers la méditerranée et l’Europe. C’est un argument essentiel pour pouvoir bénéficier de crédits européens

Projet inutile et couteux pour les élus EELV et pour le vice-président de la région Gérard Onesta. Opposition également d’associations comme "Très grande vitesse en Albret" et de son président Charles D'Huyvetter :

Ce n’est pas raisonnable de lancer des investissements inutiles alors qu’il y a déjà un tracé existant qu’il faut moderniser qui est suffisant et qui coute quatre fois moins cher.

Reste à régler le problème du financement

Le financement des 9 à 13 milliards de la ligne TGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, soit environ 324 km de voies nouvelles pour les deux lignes, est un casse-tête pour l’Etat et les collectivités locales, dont le budget est déjà serré.

Les grands élus favorables au projet penchent pour une maitrise d’ouvrage publique avec un financement de la Caisse des dépôts et de la Banque européenne d’investissement sur 45 ans, comme pour le Grand Paris. Il faut y ajouter le produit de taxes locales spécifiques, comme la taxe sur les bureaux. L’Europe pourrait aussi investir plus de fonds dans le projet, notamment pour l’interconnexion avec l’Espagne.

Autre option qui n’a pas la faveur des élus, un partenariat public privé, comme pour la ligne Tours Bordeaux mise en service l’an prochain. Dans ce cas, Une filiale de Vinci apporte une partie du financement, l’Etat ajoute trois milliards, et SNCF Réseau en met un, et ensuite les ennuis commencent : car il faut non seulement rembourser la dette, mais aussi valoriser l’investissement des actionnaires.

Une réunion des financeurs devrait avoir lieu avant le 14 juillet à paris. Si une étape essentielle vient d’être franchie les TGV ne sont pas encore entrés en gare, à Toulouse comme à Dax.

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