pompier urgence secours
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Le 15 pour le Samu, le 17 pour la police et le 18 pour les pompiers. Quand on est dans l'urgence, on ne compose pas forcément le bon numéro. Les pompiers, réunis en congrès à Agen, demandent la mise en place d'un numéro unique : le 112.

Pour les victimes, c'est évidemment plus simple. Mais l'intérêt serait également économique. D'après les pompiers, ce numéro unique permettrait d'économiser 100 millions d'euros par an.

Le déclic s'est produit en début d'année. Alors que la France est déjà en retard dans le domaine, un nouveau numéro est créé : le 196, dédié au sauvetage maritime. C'est ce qu'explique Éric Florès, conseiller technique à la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) et directeur des pompiers de l'Aveyron.

Au total, il existe en France huit numéros différents pour les secours, dont le 114 (pour les sourds et malentendants), le 115 (urgences sociales), le 119 (enfants maltraités), le 191 (sauvetage aéronautique) et le 196, créé récemment.

Il existe aujourd'hui une centaine de centres téléphoniques gérés par les pompiers, 400 autres sont pilotés par la police, la gendarmerie et le Samu. Certains pourraient être regroupés pour éviter des doublons. La proposition des pompiers est d'organiser ces urgences téléphoniques autour de vingt grands centres communs.

"C'est une très bonne initiative car la France a du retard. Les technologies existent, ce n'est plus qu'une question d'organisation et de volonté politique", a expliqué Jean de la Richerie, d'Airbus defence et space qui gère 70% des appels passés au 911 aux États-Unis. "Le système actuel induit une véritable gabegie financière", juge-t-il.

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