Une maison du bitcoin a ouvert en mai dernier à Paris, pour promouvoir cette crypto-devise.
Une maison du bitcoin a ouvert en mai dernier à Paris, pour promouvoir cette crypto-devise. © MaxPPP / Bruno LEVESQUE

Pour la première fois, un rapport parlementaire vante les mérites du bitcoin, une monnaie virtuelle pour l’instant utilisée presque exclusivement par les geeks.

Dans ce rapport d’information du Sénat, tout n’est pas rose. Les risques portés intrinsèquement par cette crypto-devise sont clairement identifiés : volatilité, anonymat et absence de garantie légale. Un écho à l’actualité récente, au démantèlement d’un trafic en Midi-Pyrénées au début du mois de juillet, et à la faillite de Mt Gox, la première plate-forme mondiale de transaction.

Mais qu’à cela ne tienne, « le bitcoin est porteur de multiples opportunités pour l’avenir, en tant que moyen de paiement mais surtout en tant que technologie de validation décentralisée des informations », assène le document parlementaire co-signé par le président de la commission des finances du Sénat, l'UMP Philippe Marini, et son rapporteur général, le PS François Marc.

Pourquoi les sénateurs achètent-ils le bitcoin ? Les explications de Manuel Ruffez, du service économique de France Inter.

Les « avantages avérés »

Des frais de transaction quasi-nuls. Le rapport parlementaire cite une étude de Goldman Sachs, parue au mois de mars dernier, qui estime ces frais à 1%, contre 2,9% pour PayPal, le service facturant en sus 30 cents par transaction.

Une grande sécurité des transactions. Elles sont cryptées, et validées par des centaines, des milliers d’ordinateurs, de manière décentralisée. Aucune transaction ne passe pas par un système central, réputé plus vulnérable. "Le système, fermé, assure, nous disent les experts, un enregistrement inconstable des transactions, fiable et a priori inviolable ", explique Philippe Marini, le président de la commission des Finances.

Une quarantaine de commerces

Pour l’instant, en France, il est déjà possible de régler en bitcoin une nuit dans une chambre d’hôte dans l’Yonne, ou une coupe de cheveux en région parisienne. Mais au total, une quarantaine de commerces seulement acceptent les paiements à l’aide de cette crypto-devise.

Le développement de cette monnaie est pourtant envisagée par beaucoup comme imminente, et certaines entreprises sont déjà sur les rangs. L’enseigne Monoprix a récemment annoncé vouloir accepter le bitcoin d’ici la fin de l’année 2014.

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