l'europe met en garde contre les dangers du bitcoin
l'europe met en garde contre les dangers du bitcoin © reuters

La monnaire virtuelle a connu un mini-krach bien réel mercredi. Son cours a plongé de 50% suite à des mesures restrictives de la Chine.

Le Bitcoin est une e-monnaie créée en 2009 par un informaticien japonais. Il souhaitait créer une monnaie ne dépendant d'aucune banque centrale ou institution financière.

Le Bitcoin peut être stocké dans un portefeuille électronique, échangé contre des devises réelles et utilisé pour payer des achats en ligne d’une adresse électronique à l’autre. Pour fixer le coût de la monnaire, le système s’ajuste en fonction de l’offre et la demande. Ce sont donc les internautes qui lui donnent sa vraie valeur, et non les banques.

Au début du mois, les autorités européennes et chinoises avaient mis en garde contre l’utilisation de cette monnaie. La Banque de France avait d’ailleurs prévenu :

Le Bitcoin est une monnaie virtuelle non régulée présentée par ses concepteurs comme une alternative à la monnaie légale mais qui n'offre aucune garantie de remboursement.

En Chine, premier marché mondial pour le bitcoin, la monnaie a pris énormément de poids cette année, au point de devenir plus cher que l’or. En cause : les faibles perspectives d’investissement. Les restrictions sur les achats immobiliers sont de plus en plus strictes, les Bourses chinoises ne génèrent que de maigres profits et les banques proposent des taux d'intérêts dérisoires, tandis que les autorités contrôlent étroitement les flux de capitaux hors de Chine.

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Problème, mercredi, le site Internet de BTC China, première plate-forme mondiale d’échange de Bitcoins, a annoncé vouloir suspendre les dépôts en Yuan, une décision prise après plusieurs avertissements de la Banque centrale de la Chine. La réaction des spéculateurs ne s’est pas faite attendre. En seulement quelques heures, le cours du Bitcoin a perdu 46%.

"Si les moyens de déposer des yuans sur les plateformes (d'achat et de vente de bitcoins) disparaissent totalement, tous les échanges en Chine seront invalidés", explique James Gong, spécialiste des devises numériques et membre de la Bitcoin Foundation, basée aux Etats-Unis. "Pour obtenir ou céder des bitcoins, les Chinois seront forcés de le faire de façon clandestine, ou alors de passer par les marchés à l'étranger”.

Ce krach boursier n’est pas le premier que connaît la monnaie. En avril dernier, le cours du Bitcoin s’était effondré de 80% en deux jours. Sans graves conséquences, la monnaie avait repris son envol à un rythme décuplé.

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