le déficit budgétaire français s’établissait à 59,4 milliards d'euros à fin juin
le déficit budgétaire français s’établissait à 59,4 milliards d'euros à fin juin © reuters

Le Conseil des ministres examine aujourd'hui le projet de loi de finances pour 2015. Une mesure phare a été annoncée par le Premier ministre Manuel Valls sur France Inter : la suppression de la tranche inférieure de l'impôt sur le revenu.

Une mesure qui devrait bénéficier à 9 millions de foyers fiscaux , dont 3 millions ne verraient pas leurs revenus imposés. Selon les chiffres fournis par le ministère du budget, un contribuable est imposable à partir de 6011 de revenu. Avec la réforme annoncée, ce seuil sera remonté à 11991 euros par part fiscale. La quotidien économique Les Echos a par exemple mis en ligne un simulateur permettant (sous réserve d'adoption finale du projet de loi), de savoir qui paiera plus ou moins d'impôts en 2015.

Par ailleurs, la dette de la France a franchi pour la première fois la barre symbolique des 2000 milliards d'euros à la fin du deuxième trimestre. La publication de ce chiffre par l'INSEE à la veille de la présentation du budget 2015 souligne la difficulté de l'exercice auquel est confronté le gouvernement.

Un déficit plus élevé que prévu cette année, en baisse l'an prochain

Le déficit budgétaire de l'Etat atteindra 75,7 milliards d'euros en 2015, après 87 milliards cette année, écrivent mardi Les Echos sur leur site internet. Le quotidien souligne que le déficit de l'Etat sera ainsi supérieur de 3 milliards d'euros cette année à la prévision de la loi de finances rectificative de juillet. Il ajoute que la baisse du déficit entre 2014 et 2015 est relative car il comprend cette année une contribution de 12 milliards d'euros au programme d'investissements d'avenir.Le gouvernement a annoncé prévoir que le déficit public, qui comprend, en plus de celui de l'Etat, le déficit des comptes sociaux et celui des collectivités territoriales, s'établira à 4,3% du produit intérieur brut fin 2015, après 4,4% fin 2014 au lieu de 3,8% prévu auparavant.

Le gouvernement annonce vouloir faire 21 milliards d'économies. Les régimes sociaux en fourniront 10, mais on attend aujourd'hui la répartition des 11 autres milliards. Les annonces laissent sceptique l'économiste Michel Didier de l'institut Rexecode, proche des milieux patronaux, interrogé par Bruce de Galzain.

Les vraies économies, c'est quand on supprime des moyens, par exemple des emplois ou des prestations

le déficit du budget de l'état français
le déficit du budget de l'état français © reuters
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