De l'Irak au Mali, le casse-tête budgétaire de l'armée
De l'Irak au Mali, le casse-tête budgétaire de l'armée © PhotoPQR/Le Républicain Lorrain

Le ministère de la Défense annonce ce mercredi les restructurations qu'il prévoit dans son domaine pour l'an prochain. Elles devraient être importantes : c'est l'un des ministères qui paie le plus lourd tribut dans la chasse aux économies.

7.500 postes seront supprimés l'an prochain : 85 % de militaires et 15 % de personnels civils. L'un des chantiers que le ministère n'a pas réussi à garder secret, c'est la fermeture programmée de l'hôpital du Val-de-Grâce, l'un des trois hôpitaux militaires de la région parisienne.

Les murs devraient cependant restés au patrimoine de la Défense, dans le but de devenir un centre de recherches et de formation du Service de santé des armées.

Mille emplois menacés à Châlons-en-Champagne

L'autre point, beaucoup plus confus car beaucoup plus délicat, concerne les soldats. Le 1er régiment d'artillerie de marine à Châlons-en-Champagne devrait être dissous : un millier d'emplois est concerné. Le ministère, qui disait pourtant être très sensible au poids et à la réputation des régiments ciblés, semble avoir oublié qu'il s'agit du plus décoré de l'artillerie.

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C'est toute la difficulté d'un ministère soumis d'un côté à des pressions budgétaires indéniables, et de l'autre à des obligations de sécurité et de résultats sur les différents terrains de guerre où sont déployés les soldats français.

Le budget de l'armée
Le budget de l'armée © Radio France
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