nouvelle hausse du chômage en juin
nouvelle hausse du chômage en juin © reuters

Après un record fin mai de 3,55 millions de chômeurs, Pôle emploi a dévoilé ce lundi l'état des lieux fin juin : le nombre de chômeurs n'ayant pas du tout travaillé est quasi stable. Le gouvernement avait déjà annoncé de pas attendre de baisse durable avant la fin d'année.

Le ministre du Travail, François Rebsamen, annonçait récemment "une baisse effective du nombre de demandeurs d'emploi" d'ici la fin de l'année 2015. Mais la fameuse "inversion de la courbe", promise à plusieurs reprises par le candidat puis le président François Hollande, n'est pas encore d'actualité.

D'après les derniers chiffres de Pôle Emploi, publiés ce lundi :

Fin juin, le nombre d'inscrits à Pôle Emploi atteint 3,55 millions.

Fin juin, en métropole, Pôle Emploi comptait 1.300 inscrits supplémentaires en catégorie A (ceux qui n'ont pas du tout travaillé) par rapport à fin mai. Leur nombre atteignait 3.553.500.

Si on tient compte des catégories B et C (avec un activité réduite), le nombre de chômeurs est en baisse de 16.800 personnes (-0,3%) et atteint 5.397.400. C'est la première baisse aussi générale depuis août 2013.

Des chiffres toutefois difficiles à interpréter puisque Pôle Emploi a une nouvelle fois changé ses méthodes de calcul (Delphine Simon)

En mai, les données publiées par Pôle Emploi avaient déjà été mises en cause, suite à "une procédure inhabituelle de relance des chômeurs", se défendait le gouvernement.

Chiffres en hausse sur un an

Sur un an, les chiffres sont loin d'être stables : le nombre de chômeurs a grimpé de 4,7% en métropole pour la catégorie A et de 7,1% en incluant les catégories B et C.

Dans un communiqué, le ministère du Travail invite d'ailleurs à interpréter cette baisse "avec prudence". Il invoque d'une part des changements intervenus le mois dernier dans la collecte de données administratives qui permettent à Pôle Emploi "de mieux connaître les demandeurs d'emploi en formation, en service civique ou en contrat aidé dans l'insertion par l'activité économique". S'y ajoute l'effet prolongé des fortes baisses toujours inexpliquées du nombre de sorties de Pôle emploi pour défaut d'actualisation enregistré en mai.

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