ségolène royal évoque un étalement de la hausse des tarifs d'edf
ségolène royal évoque un étalement de la hausse des tarifs d'edf © reuters

C'est aujourd'hui que les gouvernement découvrira le projet de loi sur la transition énergétique. Il doit permettre à la France de faire plus d'économies et de diminuer, petit à petit, sa dépendance aux énergies fossiles et au nucléaire.

On connait déjà les grandes lignes de ce texte, dévoilé le 18 juin par Ségolène Royal. C'est d'ailleurs le grand projet de la ministre de l'Écologie et de l'Énergie, et il fait beaucoup parler depuis un mois. Le projet n'est d'ailleurs pas neuf : il est en discussion (musclée) depuis un an et demi avec les différents acteurs du secteur.

Parmi les principaux objectifs, on peut citer :

  • La réduction de la consommation de 50 % en 2050 par rapport à 2012

  • 30 % d'énergies fossiles consommés en moins

  • Une part de 32 % d'énergies renouvelables dans la consommation globale en 2030

  • Diminuer de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030

  • Alléger la facture énergétique de la France (actuellement de 68,7 milliards par an)

Pour y arriver, il faut impérativement varier les sources de production, et améliorer l'efficacité énergétique. Autrement dit, arriver à des bâtiments et des transports moins gourmands (ils absorbent respectivement 44 % et 32 % de la consommation nationale).

Et le nucléaire ?

C'est peut-être le thème le plus épineux du projet. Les écologistes réclamaient qu'on donne le pouvoir à l'État de fermer des centrales. Finalement, le gouvernement a négocié avec EDF pour ramener dans un premier temps la part du nucléaire à 50 % (par rapport à la consommation d'électricité). À l'heure actuelle, 75 % de l'électricité française est d'origine nucléaire.

Le projet de loi évite soigneusement de parler de l'antique centrale alsacienne de Fessenheim, qui doit fermer en 2017.La fermeture progressive de ses réacteurs sera en principe compensée par l'entrée en service, dans deux ans, de l'EPR de Flammanville, une centrale dernier cri.

Reste à trouver l'argent pour financer tous ces changements énergétiques. Ségolène Royal assure qu'environ 10 milliards d'euros vont être mobilisés (cinq milliards de la Caisse des dépôts pour des prêts à 2% aux collectivités, 1,5 milliard pour le fonds pour les énergies renouvelables, 1,5 milliard d'allègements fiscaux, un milliard pour la rénovation énergétique des collèges, et le reste sous forme de différents prêts)Le projet de loi sera discuté à partir du 1er octobre à l'Assemblée.

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