Les ordinateurs sont déjà très présents dans les amphis
Les ordinateurs sont déjà très présents dans les amphis © Radio France / Hélène Chevallier

Dans son rapport annuel, l’Unef s’inquiète de l’augmentation du coût de la vie étudiante (entre 1,5 et 2%. Et surtout des conséquences. Prés d’un étudiant sur 3 doit travailler à plein temps pour joindre les deux bouts

A quelques semaines de la rentrée universitaire, les chiffres ne rassurent pas. " Les dépenses des étudiants auraient bondi de 1,5 à 2% par rapport à l’année précédente" s’insurge l’Unef (l'Union nationale des étudiants de France). Soit quatre fois plus que l’inflation estimée à 0.5% entre juillet 2013 et juillet 2014.

Le loyer plombe le budget

Les explications sont simples selon le syndicat étudiant, "l’augmentation des loyers et des frais obligatoires" plombent les budgets. Le logement représente effectivement 53% de la dépense mensuelle d’un étudiant, dans un budget moyen estimé à 799€. Invité du 13h00 de France Inter, William Martinet, président de l'Unef se plaignait du peu de chambres universitaires disponibles en France "depuis des années on accumule des retards en matière de construciton de logement universitaire. 7% des étudiants accèdent à une chambre universitaire, c'est même 5% en région parisienne. Le gouvernement s'est engagé à construire 40 000 logements universitaires durant le quinquennat."

Autre poste de dépense important, les frais obligatoires (Sécurité sociale, frais d’inscription et ticket restaurant universitaire) qui "pèsent dans le budget des étudiants, depuis 10 ans ces frais ont augmenté de 37%." Autant dire qu’il ne reste plus grand-chose pour les autres frais.

Un étudiant sur trois obligé de travailler à temps plein

Pas facile dans ces conditions de joindre les deux bouts. Les étudiants n’ont d’autre choix que de travailler à côté de leurs études. "Entre 2004 et 2014, parmi les étudiants salariés, on est passé de 18 à 30% d’étudiants obligés de travailler à plein temps" explique William Martinet.

Les précisions de Manuel Ruffez pour France Inter

Le gouvernement annonce une revalorisation des bourses

Et alors que l’Unef dénonçait un gèle des bourses par le gouvernement, Geneviève Fioraso, la secrétaire d’état à l’enseignement supérieur et à la recherche, a immédiatement démenti l’information sur France info. "L’Unef le sait très bien, les étudiants bénéficient d’une augmentation de 0.7% de leur bourse, soit 0,2% au dessus de l’inflation. Il y a en plus 77 500 étudiants qui accéderont pour la première fois à la bourse, c’est-à-dire à 100€/mois, soit 1 000€ pendant dix mois. "

Un geste qui ne suffit pas pour l'Unef et son président, "pour être un peu concret, pour les boursiers, une hausse de 0.7% ça va faire de 7 à 38 euros par an en plus selon les échelons boursier ."

William Martinet, président de l'Unef, invité du 13h00 de Patrick Boyer

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