La CNIL
La CNIL © SIPA/Isabelle Falque

C’est une plainte qui a alerté la CNIL en février dernier. La Commission nationale de l'informatique et des libertés a effectué un contrôle dans un des magasins de la société spécialisée dans l'électroménager et le multimédia, et découvert des commentaires inacceptables sur les fichiers clients.

C'est dans un magazin Boulanger d'Annemasse, au service après-vente, qu'une cliente a découvert par hasard sa fiche informatique accompagnée d'appréciations peu flatteuses. Et ce n'est pas un cas isolé. Les salariés de Boulanger semblent s’en être donnés à cœur joie concernant les appréciation sur leurs clients : "Chiant, très con, n'a pas de cerveau, grosse connasse qui se croit tout permis, casse couille, folle, fort accent africain, de confession juive, problème cardiaque ou alcoolique".

La CNIL a retrouvé pas moins de 5.828 commentaires qu’elle qualifie pudiquement de "non pertinents" et pour lesquels elle a mis en demeure Boulanger de se conformer à la loi dans un délai de trois mois. Faute de quoi une nouvelle procédure pouvant aboutir à une sanction sera lancée.

Mathias Moulin est directeur adjoint à la Cnil

Autre infraction constatée par la Commission : des dépôt de cookies sur les ordinateurs des internautesarrivant sur le site de Boulanger, et ceci dès la première seconde, sans que les visiteurs en soient informés. Certains de ces cookies ont des durées de vie pouvant aller jusqu’à 15 ans …

La société Boulanger, qui emploie 8.000 personnes, a immédiatement présenté ses excuses via Twitter.

La direction de Boulanger a condamné ces dérives et s'est engagée à effacer tous les commentaires injurieux qui figurent dans sa base de données.

Emmanuel Deschamps, le directeur opérationnel de l'enseigne, promet une enquête interne

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