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Ulule, KissKissBankBank, MyMajorCompany... L'appel à tout un chacun pour financer des projets, via des plateformes internet, est à la mode. Et marche de mieux en mieux : jusqu'à 130 millions d'euros collectés d'ici la fin de l'année.

Ce crowdfunding, ou financement participatif, dont on parle beaucoup a désormais un vrai poids économique, de plus en plus si l'on en croit les acteurs du secteur. L'association "Financement Participatif France" publie ce matin ses chiffres pour le premier semestre 2014.

Les indicateurs sont au vert.. et même vert très vif, pour le financement participatif. En 2012, les différentes plateformes existantes avaient collecté 25 millions d'euros en tout. Cette année, on devrait passer à au moins cinq fois plus.

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Rien qu'entre janvier et juin 2014, les sommes collectées ont doublé, et la barre symbolique du million de contributeurs vient d'être franchie. Un essor stimulé par le récent statut créé par le Gouvernement. "Il nous permet de sortir de la zone grise et de rassurer les investisseurs", explique un professionnel.

En France, on encadre

Une belle santé qui semble valable dans tous les secteurs. Le financement participatif existe dans la mode, l'immobilier, la musique, la création d'entreprise entre autres. Et une fois n'est pas coutume, ces entreprises disent "merci" au gouvernement.

Depuis mai 2014, deux statuts existent pour exercer dans le monde du crowdfunding. Il faut donc se faire immatriculer : c'est assez souple, mais ça clarifie les choses, selon un acteur du secteur. Cela permet surtout de sortir de la zone grise, et ça donne confiance aux investisseurs. Ils peuvent vérifier que l'opérateur est bien un professionnel, et supervisé en tant que tel.

S'inscrire dans le registre sera obligatoire à partir d'octobre. Mais le marché, lui, s'est déjà adapté.

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