Les retraites complémentaires sont en danger
Les retraites complémentaires sont en danger © Reuters

Le parquet de Paris vient d'ouvrir une enquête préliminaire sur le fonds de retraite Corem, à la suite d'une plainte pour tromperie. L’Union mutualiste de retraite (UMR), qui gère ce produit, les aurait lésés. Les nouvelles adhésions au Corem sont, par ailleurs, suspendues.

Le Corem, qui assure la retraite complémentaire de plus de 117 000 fonctionnaires , notamment celle des enseignants, est depuis plusieurs mois dans le collimateur de la justice. Plusieurs épargnants ont déposé plainte, en avril, contre l'Union mutualiste de retraites (UMR), qui commercialise ce produit.Ils affirment que l’UMR leur avait promis, à tort, un taux de rendement avantageux.

Or, lors d’une assemblée générale le 18 novembre 2014, plusieurs mesures ont contraint la mise en place de cette rente. Alain Hernandez, président de l’Union mutualiste retraite (U MR), a indiqué, sur le site Internet du Corem, avoir "profité de cette assemblée générale pour solliciter une anticipation, dès 2015, de mesures que nous avions prévues pour le régime Corem : une baisse du taux d’escompte sur les cotisations et un décalage de 60 à 62 ans de l’âge pour bénéficier d’un complément retraite à taux plein.

Selon l’UMR, toutes les décisions prises lors de l’AG de novembre 2014 sont rendues nécessaires du fait de la forte baisse de rendement des emprunts d’Etat, de l’allongement de l’espérance de vie qui les contraint à augmenter fortement les provisions.

Le Corem, au sein duquel siègent de grandes institutions comme la MGEN ou la MAIF, souffre d'un trou financier évalué à 2,9 milliards d'euros : il a hérité de la débâcle financière du Cref, fermé en 2002, faute de provisions suffisantes, pour verser les compléments de pension aux retraités adhérents.

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