Invité ce jeudi matin sur France Inter, le dirigeant de la CGT a réagi aux propos du futur chef de la SNCF. Auditionné devant le Sénat et l'Assemblée ce mercredi, Jean-Pierre Farandou avait évoqué le "manque de polyvalence" des cheminots. De quoi agacer Philippe Martinez, qui ne l'a pas caché.

Philippe Martinez et Jean-Pierre Farandou ont d'ores et déjà des désaccords avant même la prise de fonction officielle de ce dernier à la tête du réseau ferré français.
Philippe Martinez et Jean-Pierre Farandou ont d'ores et déjà des désaccords avant même la prise de fonction officielle de ce dernier à la tête du réseau ferré français. © AFP / Eric Piermont/Estelle Ruiz

Ces deux là ne partiront sans doute pas en vacances ensemble. Philippe Martinez et Jean-Pierre Farandou ont d'ores et déjà des désaccords, avant même la prise de fonction officielle de ce dernier à la tête du réseau ferré français.

Lors du Grand entretien mené ce jeudi matin sur France Inter, lorsqu'on lui rapporte les propos de Jean-Pierre Farandou devant les parlementaires sur, selon lui, le manque de polyvalence dans l'organisation du travail à la SNCF, Philippe Martinez s'indigne : "Ce n'est pas la faute des cheminots ! Quand je suis entré à la SNCF, ils étaient beaucoup plus polyvalents : le même cheminot dans une gare faisait la circulation des trains, vendait les billets, et passait même un coup de balai, et cela ne choquait personne... C'est l'organisation du travail interne à l'entreprise qui, de facto, les a spécialisés. Il faut les dé-spécialiser, notamment sur les petites lignes."

Les cheminots ne sont "pas des fainéants"

Le leader de la CGT ne cache pas son agacement : "On ne dirait pas qu’il a fait toute sa carrière à la SNCF, ou alors il ne va jamais voir les cheminots ! Premièrement, ce ne sont pas des fainéants. Ce sont des salariés qui se lèvent de très bonne heure, qui ne dorment pas tous les jours chez eux. Ils travaillent le samedi, le dimanche, comme d’autres fonctionnaires… Je pense que le futur PDG de la SNCF commence mal."

Cet échange indirect promet de sérieux débats à venir notamment sur les régimes spéciaux des cheminots. Jean-Pierre Farandou succède à Guillaume Pepy à la tête du groupe ferroviaire public, en tant que président du directoire de la SNCF. À 62 ans, ce proche de Guillaume Pepy travaille à la SNCF depuis 1981. Depuis 2012, il est le patron de Keolis, la filiale de transports en commun du groupe.

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