manuel valls en met garde contre la disparition de la gauche en 2017
manuel valls en met garde contre la disparition de la gauche en 2017 © reuters

Le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé des décisions dès la fin de la semaine face à la mobilisation des intermittents du spectacle qui menace les festivals de l'été. Il a promis une "remise à plat" d'un régime "à bout de souffle".

Le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé lundi des décisions dès la fin de la semaine face à la mobilisation des intermittents du spectacle qui menace les festivals de l'été et a promis une "remise à plat" d'un régime "à bout de souffle".

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Aurélie Filipetti, prête à aller très, "très loin dans la concertation ?"

La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a annoncé que la concertation prévue par l'accord contesté entre l'Etat, le patronat et les syndicats serait avancée au début de l'été, ce qui pourrait ouvrir la voie à des aménagements. La ministre de la Culture a joué l'apaisement en annonçant que la concertation tripartite entre l'Etat, le patronat et les syndicats, qui est prévue dans l'accord du 22 mars, serait avancée "au début de l'été" :

L'Etat est prêt à aller très, très loin dans cette voie.

"Aller très loin" c'est très vague. On sent bien du côté de la Rue de Valois le compte à rebours à commencer avant une saison qui pourrait s'avérer catastrophique pour la survie à long terme pour beaucoup de Festivals. Le Ministère de la Culture ne veut pas porter le poids d'un annulation massive. Les intermittents et les grévistes, eux restent sur leur position. Ils ne veulent pas du texte du 22 mars.

C'est désormais au député Jean-Patrick Gilles de tenter de trouver la solution miracle pour éviter la grève générale. On attend les conclusions de sa mission pour la fin de la semaine

Manifestation devant le ministère de la Cuture

Manifestation des intermittents devant le ministère de la Culture
Manifestation des intermittents devant le ministère de la Culture © Radio France

Des centaines d'intermittents ont manifesté lundi devant le ministère de la Culture à Paris tandis que d'autres faisaient grève un peu partout en France contre les nouvelles règles plus restrictives du régime d'assurance-chômage, notamment à Marseille, où ils étaient plusieurs centaines à exprimer leur colère devant le siège local du Medef. Ils demandent au gouvernement de ne pas agréer la nouvelle convention d'assurance-chômage issue de l'accord signé le 22 mars entre le patronat et trois syndicats (CFDT, FO et CFTC), texte qui durcit les conditions d'indemnisation de plusieurs catégories de chômeurs, dont les leurs. Parmi les manifestants du Palais-Royal, Jean-Michel Ribes, le directeur du théâtre du Rond-Point, a estimé que l'on ne pouvait pas penser uniquement en termes comptables.

Pour appuyer cette journée d'action, la grève a été reconduite lundi au Printemps des Comédiens de Montpellier et à Lyon, les Nuits de Fourvière, jusque-là épargnées, étaient en grève lundi. A la Comédie-Française, la représentation de "Phèdre" a été annulée tandis qu'à Toulouse, où le festival Rio Loco a été fortement affecté, onze lieux de culture - théâtres, cinémas et salles de musique - étaient en grève. Une vingtaine d'autres lieux de spectacle ou de tournage participaient au mouvement, selon la CGT-Spectacles.

Le reportage de Claire Moutarde dans le cortège à Montpellier

Dans une lettre ouverte à François Hollande, qu'elle presse de pas agréer la nouvelle convention, la CGT-Spectacles a menacé vendredi de perturber l'ensemble des festivals de l'été. Le syndicat a pour l'instant déposé un préavis de grève jusqu'au 30 juin, date-limite pour la décision gouvernementale. Plusieurs personnalités socialistes, dont l'ex-ministre de la Culture Jack Lang ou la maire socialiste de Lille Martine Aubry, ont pris fait et cause pour les intermittents.

Les festivals touchés par les intermittents
Les festivals touchés par les intermittents © Radio France
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