l'enquête se poursuit chez spanghero
l'enquête se poursuit chez spanghero © reuters

Les représentants des salariés de l'entreprise Spanghero seront reçus lundi à 18h30 par le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, par le ministre de la Consommation Benoît Hamon et par le ministre de l'Agroalimentaire Guillaume Garot "pour faire le point sur la situation et préparer avec eux les conditions de redémarrage de l'entreprise".

Les autorités ont suspendu provisoirement l'agrément vétérinaire de l'entreprise afin de permettre à des enquêteurs de lever tout doute sanitaire. Quatre enquêteurs des services vétérinaires sont à pied d'œuvre ce week-end à Castelnaudary.

Les responsables syndicaux ont fait part de leur désarroi et les élus du département pressent le gouvernement de trouver une solution pour permettre le redémarrage de l'activité.

"Nous dirons aux ministres qu'il faut rétablir sans attendre l'agrément sanitaire pour nos plats cuisinés et la saucisserie, qui ne contiennent pas du tout de bœuf, quitte à ce qu'il y ait des contrôles quotidiens des fraudes et des services vétérinaires, car nous n'avons rien à cacher", a indiqué Claude Hill, le délégué CFDT.

Le reportage de Frédéric Bourgade

La société, rachetée en 2009 à la famille Spanghero par la coopérative basque Lur Berri, est accusée d’avoir écoulé 750 tonnes de cheval à travers des millions de plats surgelés distribués dans plus d'une dizaine de pays européens.

Dans son communiqué, le ministère distingue "la responsabilité de l'action, qui semble relever des dirigeants de Spanghero, du travail de ses salariés". "C'est pourquoi, poursuit-il, les services de l'Etat sont mobilisés pour accompagner le salariés de l'entreprise pendant la période de suspension provisoire des agréments vétérinaires, indispensable au déroulement de l'enquête".

Les investigations de la brigade vétérinaire qui se poursuivent ce week-end chez Spanghero pourraient permettre "d'envisager un reprise partielle des activités s'il n'y a aucune difficulté en matière de respect des consommateurs dans un secteur donné", indiquait samedi le secrétaire général de la préfecture de l'Aude Olivier Delcayrou. La préfecture souligne par contre que l'enquête sur la tromperie économique se poursuivra.

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