PSA annonce le rachat d'Opel, filiale européenne du géant américain General Motors (GM). L'opération place le groupe automobile de Carlos Tavares au deuxième rang en Europe.

L' acquisition d'Opel par PSA donnera naissance au deuxième groupe automobile européen.
L' acquisition d'Opel par PSA donnera naissance au deuxième groupe automobile européen. © AFP / PHILIPPE HUGUEN

Considérée comme le boulet financier de GM depuis des années, la marque Opel a pourtant suscité l’intérêt, révélé il y a trois semaines, de Carlos Tavares, le patron de PSA.

Peu de détails ont filtré jusqu'ici sur les termes de l'accord qui doit être présenté ce lundi, mais une fois l'opération bouclée, ce qui pourrait prendre des mois, PSA va augmenter son périmètre d'un tiers, ajoutant les 1,2 million d'unités annuelles d'Opel (et Vauxhall au Royaume-Uni) aux 3,15 millions qu'il a immatriculées en 2016. Carlos Tavares ferait ainsi de PSA le deuxième groupe européen du secteur, derrière Volkswagen et devant Renault.

Inquiétude syndicale

Le groupe PSA nouvelle formule fera encore figure de poids moyen chez les grands constructeurs généralistes, face à Volkswagen, GM, Toyota et Renault-Nissan qui ont tous commercialisé environ 10 millions de véhicules en 2016. PSA va aussi passer de quelque 95.000 employés à 130.000 et récupérer des usines au Royaume-Uni, en Allemagne, en Pologne, en Hongrie et en Espagne.

Mais les "synergies" déjà promises par M. Tavares pour remettre Opel et Vauxhall à flot suscitent déjà des inquiétudes de syndicats sur la pérennité d'une partie des emplois.

General Motors en déficit chronique

La division européenne de GM est en déficit chronique, ayant encore perdu 257 millions de dollars l'année dernière. Sur 16 ans, la facture s'élève à 15 milliards de dollars pour le colosse de Detroit. Le groupe PSA vient en revanche de publier de solides résultats financiers pour 2016 avec 2,15 milliards d'euros de bénéfice net et une marge opérationnelle record.

M. Tavares s'est dit persuadé de pouvoir sortir Opel de l'ornière par les mêmes méthodes (rationalisation, chasse aux coûts...) qui ont permis de remettre PSA dans le vert, et a promis de conserver à la marque son identité, pierre angulaire d'une future stratégie commerciale.

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