C'était une première pour le chef de l’État. Les syndicats, salariés et patrons ont été reçus ensemble (comme ils le souhaitaient) à l'Élysée. Cette rencontre exceptionnelle, dont on n'attendait aucune annonce particulière, a permis d'éclaircir l'agenda des réformes sans en donner le détail.

Les syndicats et le patronat, ici Laurent Berger de la CFDT, ont passé deux heures à l'Elysée à évoquer les différents sujets sociaux avec le chef de l’État.
Les syndicats et le patronat, ici Laurent Berger de la CFDT, ont passé deux heures à l'Elysée à évoquer les différents sujets sociaux avec le chef de l’État. © AFP / JACQUES DEMARTHON

Cette rencontre aura permis de clarifier un peu l'agenda social pour la rentrée et les priorités de chacun des partenaires sociaux. La tonalité générale est globalement positive. "Le fil a été renoué, le dialogue est constructif, franc même", selon certains dirigeants syndicaux.  D'après Philippe Martinez de la CGT, Emmanuel Macron aurait même esquissé un début de mea culpa, reconnaissant qu'il avait imposé son rythme l'année dernière.

De là à dire que les choses vont vraiment changer, il y a un large pas : tous restent prudents. La volonté de revenir à une République contractuelle a été exprimée, et le jeu à trois, État-organisations patronales-syndicales va se concrétiser très vite.

À la rentrée, des rencontres bilatérales sont prévues avec le Premier ministre sur de nouvelles négociations sur l'assurance-chômage. 

Malgré tout, aucun détail, aucun cadre, n'a été défini ce mardi matin à l'Élysée. Le gouvernement assure cependant que les partenaires sociaux seront associés au diagnostic et aux contours de la négociation, une concertation indispensable aux yeux des syndicats et du patronat.

Ils sont désormais en responsabilité, et c'est presque un piège pour les partenaires sociaux car Emmanuel Macron ne se privera pas de trancher si les discussions, hautement complexes, n'aboutissent pas.  

Dans la foulée de ce sommet social, Emmanuel Macron reçoit ensuite une centaine de chefs d'entreprises, notamment les patrons des plus grands groupes français, pour leur demander de s'engager plus activement pour l'emploi et la formation. 

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