Le taux de chômage calculé selon les normes du Bureau international du travail a chuté de 1,1 point en un an, soit sa plus forte baisse depuis 2008 (1,2 point à l'époque). Mais le nombre de chômeurs reste toutefois largement supérieur aux chiffres de cette même année et des précédentes.

Les chiffres élaborés selon les normes du BIT sont souvent plus approfondis que ceux de Pôle Emploi
Les chiffres élaborés selon les normes du BIT sont souvent plus approfondis que ceux de Pôle Emploi © AFP / Jacques Loic / Photononstop

Il y a les chiffres de Pôle Emploi, qui compte tous les mois le nombre d'inscrits comme demandeurs d'emploi, et il y a ceux du BIT, qui comptent plus largement toutes les personnes qui ne travaillent pas chaque trimestre (inscrites à Pôle Emploi ou non). Pour le BIT, un chômeur est "une personne en âge de travailler (ayant  15 ans ou plus), qui n'a pas travaillé, ne serait-ce qu'une heure, au  cours de la semaine de référence, disponible pour travailler dans les  deux semaines et ayant entrepris des démarches actives de recherche d'emploi dans le mois précédent, ou qui a trouvé un emploi qui commence  dans les trois mois".

Selon cette méthode, la courbe du chômage semble bien s'être inversée. De 9,6 % de chômeurs au début de l'année 2017, on est passé à 8,9 % au dernier trimestre, un taux jamais atteint depuis l'année 2009.

Cela ne veut pas forcément dire qu'il y a beaucoup moins de chômeurs qu'il y a dix ans en France. Ils sont aujourd'hui 2.663.000 contre 2.123.000 comptabilisés dix ans plus tôt (dernier trimestre 2007).

D'ailleurs du côté du gouvernement, on ne saute pas de joie non plus. Bruno Le Maire s'est refusé à commenter ces chiffres, estimant qu'il faudrait juger sur le long terme l'évolution du taux de chômage. "Nous avons toujours dit avec le président de la République qu'il faudrait attendre deux ans pour avoir des résultats qui veulent vraiment dire quelque chose", explique-t-il ce jeudi.

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