Jean-Bernard Lévy dirige actuellement le groupe Thales
Jean-Bernard Lévy dirige actuellement le groupe Thales © Maxppp / Christophe Morin

Pour Jean-Bernard Lévy, futur PDG du groupe, EDF souffre de "retards préoccupants", et ses tarifs actuels devraient être plus élevés. Il prône un "rééquilibrage" pour assainir la situation économique d'EDF au plus vite.

Auditionné ce mardi au Sénat et à l'Assemblée nationale, Jean-Bernard Lévy a été désigné ce week-end PDG d'EDF par intérim en remplacement d'Henri Proglio, avant sa nomination officielle, prévue mercredi en conseil des ministres. Et pour le futur dirigeant, la situation économique d'EDF est préoccupante.

Et le groupe doit chaque année s'endetter pour payer son dividende.

Le premier enjeu à mes yeux, c'est d'assainir, d'améliorer la situation économique du groupe EDF. Nous constatons aujourd'hui des retards préoccupants sur les trajectoires réelles des tarifs par rapport aux trajectoires qui avaient pourtant été convenues avec l'Etat. Ces écarts conduisent EDF à augmenter sans cesse sa dette. A mes yeux, un rééquilibrage tarifaire s'impose.

Un rééquilibrage qui ne se fera pas sans l'accord de l'État français, qui détient 84,5 % du capital du groupe. "Il y a bien sûr de la part de tout gouvernement des réticences à augmenter les tarifs, même si les calculs en montrent la nécessité", explique Jean-Bernard Lévy. "Mais s'il n'y a pas des augmentations de tarifs qui permettent d'engager les investissements qui sont nécessaires, nous aurons à faire des choix."

Les tarifs réglementés de l'électricité en France ont déjà augmenté de 2,5% pour les particuliers le 1er novembre en vertu d'une nouvelle formule de calcul qui prend en compte les prix du marché de gros, et pas seulement l'évolution des coûts d'EDF. Dans un premier temps, l'Etat avait prévu une hausse de 5% en août.

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