Bretagne écotaxe
Bretagne écotaxe © Radio France / Fiona Moghaddam

C'est désormais officiel : la Bretagne va bénéficier d'une enveloppe de deux milliards d'euros pour sortir la région de la crise. Le gouvernement a présenté son "pacte d'avenir" aux élus hier. Mais pour les Bretons en colère, le compte n'y est pas.

Il était attendu au tournant, mais au final le document de 88 pages n'arrive à convaincre qu'à moitié. Le pacte d'avenir pour la Bretagne comprendra une enveloppe de près de deux milliards d'euros, dont un milliard pour un plan en faveur de l'agriculture et de l'agro-alimentaire.

350 millions d'euros sont consacrés à des mesures applicables dès 2014, notamment pour la filière volaille, les exploitations agricoles, le logement ou la transition écologique et énergétique. Le reste sera attribué dans le cadre d'un contrat entre l'État et la région, jusqu'en 2020.

Le point complet sur les mesures de ce pacte d'avenir : Marion L'Hour

Le texte doit maintenant passer devant le Conseil économique et social régional (le 10 décembre), le Conseil régional (le 12), avant d'être signé le 13 décembre à Rennes, par le préfet de Région Patrick Strzoda, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et le président PS de la Région Pierrick Massiot.

Pierrick Massiot qui se réjouit des différentes mesures prévues par le plan

"De l'enfumage et une coquille vide", pour les Bonnets rouges

Tout le monde n'est pas aussi satisfait. Christian Troadec, l'un des principaux porte-parole du mouvement des Bonnets rouges, parle "d'enfumage" et "coquille vide". Une coquille qu'il espère remplir via la mobilisation de son mouvement.

Pour Olivier Le Bras, représentant Force ouvrière de l'abattoir Gad, on est face à des "mesurettes". Son entreprise est directement menacée par la crise, et malgré la présence dans le pacte de mesures pour un accompagnement spécifique des anciens salariés, il estime que le compte n'y est pas.

"Ça a été trop vite, dans l'urgence", pour Olivier Le Bras (contacté par Jérôme Cadet)

Même son de cloche chez les élus bretons de droite, qui se sont associés au mouvement de grogne sociale depuis ses débuts, notamment contre l'écotaxe du gouvernement.

Bernadette Malgorn, présidente du groupe droite et centre du conseil régional

Christian Troadec invite carrément le Premier ministre "à différer son voyage en Bretagne afin de laisser le temps à la société bretonne de bâtir un texte et un projet qui puissent avoir l'assentiment du plus grand nombre de Bretonnes et de Bretons".

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