le régime syrien reçoit du pétrole iraken via l'égypte
le régime syrien reçoit du pétrole iraken via l'égypte © reuters

Le pétrole poursuit sa chute. Le prix du baril est retombé sous la barre des 60 dollars, une première depuis l'été 2009. Depuis juin, les prix de l'or noir ont baissé de près de 40% ! Et la dégringolade pourrait continuer si l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) maintient son niveau de production excédentaire par rapport à la demande mondiale. Alors, qui en profite vraiment ?

Ce contre-choc pétrolier assez inattendu est une bénédiction pour l'économie française... Du moins dans l'immédiat. Une bonne nouvelle surtout pour le pouvoir d'achat des français, à commencer par les prix du carburant, au plus bas depuis plus de quatre ans.

► ► ► COMPRENDRE | Pourquoi le pétrole coûte moins cher

C'est surtout vrai pour le gazole, qui a perdu en un an près de 16 centimes d'euros, Soit un gain d'environ huit euros par plein pour une voiture diesel. Bonne nouvelle aussi pour tous ceux qui remplissent leur cuve de fioul. Là aussi, les prix sont en baisse, confirme Frédéric Plan, le délégué général de la Fédération des combustibles et carburants :

C'est un prix moyen aux alentours de 75 centimes par litre, 25% de moins qu'il y a deux ans et à peu près 15% de moins que l'année dernière.

L'industrie chimique annonce aussi des baisses de prix dans l'emballage et les matières plastiques.

Les compagnies aériennes se frottent les mains

Quant au secteur aérien, les bénéfices des compagnies devraient atteindre des records l'an prochain, notamment grâce à cette baisse du pétrole. Mais pas d'effet immédiat sur le prix du billet : chez EasyJet, par exemple, le directeur général France François Baccheta préfère en profiter pour développer le réseau :

Si c'est strucurellement bas, cela ouvrira de nouvelles opportunités de lignes pour tout le monde. Parce qu'il y a des lignes qui, du coup, deviendront rentables alors qu'elles ne l'étaient pas auparavant.

Mais concurrence oblige, la baisse des prix dans l'aérien semble inéluctable, selon l'économiste Denis Ferrand, de l'institut Coe-Rexecode :

Certains acteurs vont prendre des positions un peu plus agressives, et ce faisant, attiser la concurrence. Et c'est cet aiguillon-là, plus que le pétrole, qui permettra une baisse des prix.

Confirmation avec les estimations de l'Association internationale du transport aérien qui prévoit une baisse de plus de 5% des tarifs l'an prochain.

Les cours du pétrole en chute libre
Les cours du pétrole en chute libre © Radio France
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