des magasins de bricolage franciliens défient l’interdiction d’ouverture dominicale
des magasins de bricolage franciliens défient l’interdiction d’ouverture dominicale © reuters

Invitée de Claire Servajean sur France Inter, la ministre du Commerce a évoqué la création d'une mission sur les "exceptions au repos dominical dans les commerces". Pour elle, il faut surtout lutter contre le "millefeuille législatif et réglementaire".

Les ministres ont attendu le lundi, eux, pour travailler sur le sujet du travail dominical. Le résultat, c'est une mission lancée sur le thème "les exceptions au repos dominical dans les commerces", sous la houlette de Jean-Paul Bailly, l'ancien PDG de La Poste.

Sylvia Pinel a décrit les objectifs de cette mission dans le journal de 13h de France Inter. Pour elle, il faut avant tout prendre conscience de la complexité de cette question.__

Nous voulons réaffirmer le principe du repos dominical, en regardant aussi la réalité du travail dominical. La superposition des dérogations a entraîné baeucoup de confusion, un manque de clarté, pour les salariés et les entreprises. Il y a un besoin de clarification.

La question du travail dominical a été relancée ce week-end suite à l'ouverture hier de deux enseignes de bricolage, malgré une décision de justice la semaine dernière qui leur interdisait de le faire.

Bientôt un "dialogue approfondi"

Pour le gouvernement, le principe doit rester celui du repos dominical, jugé "essentiel en termes à la fois de protection des salariés et de cohésion sociale". Mais le texte explique lui aussi que la législation comporte "part de complexité inévitable".

La mission confiée à Jean-Paul Bailly "devra examiner les faiblesses du dispositif actuel, éclairer les enjeux de l'ouverture de certains commerces le dimanche et faire des propositions au gouvernement", selon Matignon.

Jean-Marc Ayrault souhaite que ce travail soit l'occasion d'un "dialogue approfondi" avec les partenaires sociaux, les élus, les représentants de la société civile, les associations de consommateurs et de professionnels.

Toutefois, les services du Premier ministre tapent aussi sur les doigts des deux entreprises rebelles. "Les décitions de justice doivent être respectées", rappellent le communiqué.

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