Un Rafale, sur le porte-avions Charles-de-Gaulle
Un Rafale, sur le porte-avions Charles-de-Gaulle © Vanessa Descouraux

L’Égypte signera lundi le contrat pour l'achat de 24 de ces avions français de combats. Dassault Aviation réaliserait ainsi sa première vente à l'export depuis le lancement du Rafale en 1989

C'est le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui signera ce contrat au nom de la France lundi 16 février au Caire.

François Hollande : "L'avion de combat Rafale remporte son premier contrat à l'export"

Dans un communiqué diffusé à Bruxelles en marge du Conseil européen, le Président a écrit :

L’État français s'est pleinement engagé dans cette négociation et pas son implication a permis les conclusion de ce contrat.

Le montant total du contrat est évalué par le ministère français de la Défense à 5,2 milliards d'euros.

Un contrat qui aura été bouclé en un temps record

D'ordinaire, dès qu'il s'agit d'armement, les temps sont beaucoup plus longs. Avec l’Égypte, la négociation n'aura duré qu'un peu plus de trois mois. Fin novembre, le président Sissi vient en France, deux semaines plus tard, des militaires égyptiens prennent contact avec Dassault. C'est la question du financement qui bloque, car pour le reste, Le Caire sait ce qu'il veut.

Les Égyptiens connaissent les spécificités du Rafale. Notamment une autonomie de vol supérieure à ses concurrents, ce qui peut être très utile à l'aviation égyptienne, si elle a l'intention de mener des raids aériens, dans le pays voisin, la Libye, qui inquiète le pouvoir égyptien...

Mais c'est surtout l'euphorie nationaliste qui règne en Égypte qui a accéléré le calendrier. Cet été, le président Sissi compte organiser une grande parade militaire pour l'inauguration du nouveau Canal de Suez, puisqu'il a entrepris des travaux titanesques pour élargir le canal, et pour cette cérémonie militaire, Sissi se voit en Nasser, avec de l'armement tout neuf, et surtout non américain... Paris devrait même lui prêter trois Rafales pour le défilé, car ceux qu'ils pourraient acheter ne seront pas prêts, pas encore fabriqués, alors la France va prêter trois de ses appareils, juste pour la photo.

Des rafales mais pas seulement

Selon Le Monde, le contrat ne porte pas seulement sur la vente de 24 Rafale, mais aussi d'une frégate multimissions Fremm et de missiles, pour un montant total estimé à plus de cinq milliards d'euros.

Premier mais pas dernier contrat ?

La vente à l’Égypte serait un signe positif pour un autre contrat en cours de discussion, cette fois avec le Qatar, pour un total de 24 avions et une option sur 12 autres.

Dassault Aviation négocie également depuis trois ans avec l'Inde une méga-commande de 126 avions, mais les discussions exclusives achoppent de nouveau sur la garantie apportée par l'avionneur français pour les 108 avions qui seront fabriqués en Inde.

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