La chancellière Merkel
La chancellière Merkel © Michael Sohn/AP/SIPA

La chancelière allemande n'en voulait pas, mais ses alliés sociaux-démocrates lui ont forcé la main. Finalement, au terme d'un laborieux processus, le salaire minimum entre en vigueur en Allemagne au 1er janvier.

3,7 millions de salariés doivent voir leur fiche de paie augmenter dès janvier pour arriver à un salaire minimum de 8,50 euros bruts de l'heure (ce qui correspond à un salaire mensuel de 1.473 euros brut pour 40 heures par semaine). Une période de transition est prévue pour les secteurs qui ont un accord salarial négocié entre partenaires sociaux. Au 1er janvier 2017, le salaire minimum sera étendu à tous et un million de salariés de plus seront concernés.

Les entreprises parlent hausse des prix et licenciements

La mise en place d'un salaire minimum ne réjouit pas les entreprises. es milieux économiques se sont empressés d'agiter le chiffon rouge de suppressions d'emplois. Selon un sondage de l'institut économique Ifo, réalisé en novembre auprès de 6.300 sociétés, tous secteurs confondus, 26% des employeurs concernés par le salaire minimum prévoient d'augmenter leurs tarifs, 23% de rogner les primes aux salariés et 22% de supprimer des emplois. D'autres envisagent de diminuer le temps de travail et les investissements.

L'impact du surplus de salaire sur la consommation est pour l'heure difficile à appréhender, d'autant que d'autres facteurs auront vraisemblablement aussi un effet positif sur la dépense des ménages l'an prochain, par exemple la baisse du prix du pétrole.

Ce salaire minimum aura-t-il un effet sur les pays de la zone euro ?

Ce Smic à l'allemande pourrait profiter aux autres pays de la zone euro, si la demande intérieure augmente et si le pays devient moins compétitif.

L'économiste Henri Sterdyniak au micro de Fanny Leyssonne :

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