Les pirates informatiques ont toujours plus d'imagination et ça se voit particulièrement dans le secteur bancaire, en pleine révolution digitale. Une récente étude Thalès et Sekoia, deux acteurs de la lutte contre les cybermenaces, confirme que les hackers ne sont pas à court d'idées.

Les hackers en sont pas à court d'idée pour profiter des failles numériques du secteur bancaire
Les hackers en sont pas à court d'idée pour profiter des failles numériques du secteur bancaire © Getty / Karl Tapales

La mode est au hold-up numérique et la nouvelle cible des hackers se trouve être le distributeur de billets. Les pirates agissent en deux temps : quelqu'un envoie un logiciel malveillant à distance et des complices se retrouvent à une heure dite devant plusieurs distributeurs pour récupérer l'argent. C'est comme ça qu'en à peine deux heures l'été dernier, une banque indienne s'est fait siphonner l'équivalent de 13 millions de dollars. 

Mais vous risquez aussi de vous faire pirater, jusque dans votre poche, sur votre téléphone portable. 

Les experts de Thalès et Sekoia constatent une explosion du nombre de "maliciels" qui permettent la prise de contrôle à distance de votre téléphone ou qui contourne le système d'authentification par SMS. Quand vous faire un virement, par exemple, sur l'application de votre banque et que vous recevez un code d’authentification sur le même téléphone. Ou quand vous faites un achat en ligne. 

Des publicités piégées pour capter vos données bancaires

Il y a quelques jours, les spécialistes de la sécurité RiskIQ et Trend Micro révélaient que la régie publicitaire Adverline a été attaquée au début du mois. Des logiciels espions ont été introduits dans ses publicités, afin de dérober des données bancaires sur des sites de e-commerces. Les pirates visent petit pour atteindre gros, s'attaquent à des lignes de codes utilisées pour créer ou mettre à jour une application très connue, jugée sérieuse. 

Vous croyez vous mettre à l'abri alors que vous vous exposez : c 'est sans doute l'un des plus gros risques du moment.

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