La salariés des abattoirs AIM sur le site de Sainte Cécile
La salariés des abattoirs AIM sur le site de Sainte Cécile © MaxPPP

Les 600 salariés des abattoirs normands AIM risquent de perdre prochainement leur emploi si l’entreprise ne trouve pas de repreneur.

Le couperet est tombé cet après-midi au tribunal de commerce de Coutances : les abattoirs AIM sont en redressement judiciaire. Les salariés ont manifesté leur colère durant les deux heures d’audience et doivent maintenant attendre un éventuel rachat de l’entreprise.

Les syndicats veuleunt sauver tous les emplois

« Il semblerait qu’il y ait des pistes mais elles ne permettent pas de satisfaire notre revendication d’un emploi pour tous » a déclaré l’avocate du comité central d’entreprise. La CGT a demandé à ce qu’aucun employé ne soit mis sur le carreau mais les abattoirs sont aujourd’hui en grande difficulté économique puisqu’ils cumulent 24 millions de dette.

Le secteur agroalimentaire en grande difficulté

En 2012 déjà, le volailler breton Doux avait été placé en redressement judiciaire puis avait finalement été autorisé à poursuivre son activité. Plusieurs sites des abattoirs Gad ont été rayés de la carte et on donc dû se séparer de plusieurs centaines de salariés. Concernant l’usine Tilly Sabco, une centaine d'employés sont toujours sur la sellette après la reprise de l’entreprise en décembre dernier. En bref, le secteur de l’agroalimentaire français éprouve de grande difficultés économiques. Il faut savoir que la part du budget des familles dédiés à l’alimentaire est passé de 30 à 15% en 50 ans.

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