L'Etat cède les aéroports de Nice et de Lyon, troisième et quatrième de France, aux consortium Atlantia-EDF Invest et Vinci Airport-Caisse des dépôts, pour 1,757 milliard d'euros.

L'Etat cède ses 60% pour permettre de contribuer au financement d'autres opérations stratégiques.
L'Etat cède ses 60% pour permettre de contribuer au financement d'autres opérations stratégiques. © Maxppp / Philippe Juste

Nice-Côte d'Azur sera racheté par le consortium Azzurra (groupes Atlantia, EDF Invest et Aéroport de Rome), qui a fait une offre de 1,222 milliard d'euros. Le consortium Vinci-CDC-Predica (Crédit Agricole) rachète Lyon-Saint-Exupéry, quatrième aéroport de France en nombre de passagers pour 535 millions d'euros. "Pour les deux aéroports, il s'agit des offres mieux disantes d'un point de vue financier et sur l'ensemble des critères établis dans le cahier des charges", a expliqué Bercy.

"L'Etat cède ses 60% pour permettre de contribuer au financement d'autres opérations stratégiques, notamment dans la filière nucléaire, ainsi qu'au désendettement de l'Etat", poursuit le ministère. Ces acquéreurs sont «pressentis », puisque la finalisation de l'opération est attendue à l'automne. Il faut auparavant que les instances représentatives du personnel et contrôle par l'Autorité de la concurrence soient consulté. Les concessions vont jusqu'en 2044 pour Nice et 2047 pour Lyon.

Les régions et départements concernés souhaitent engager la semaine prochaine un référé devant le tribunal d'administratif de Paris pour rependre la procédure à zéro. "Il ne s'agit pas de contester le choix de Vinci mais de dénoncer une procédure viciée, non conforme au cahier des charges", a détaillé une porte-parole de la région. "La procédure a été respectée scrupuleusement dans les deux cas", a assuré Bercy.

"Six offres fermes ont été remises le 4 juillet, (mais) l'Etat ne pouvait retenir que les offres des deux finalistes car les quatre autres offres ne respectaient pas l'ensemble des critères et étaient significativement moins disantes que les premières". Vinci Airports, la Caisse des Dépôts et Crédit Agricole Assurances ont assuré dans un communiqué qu’ils travailleraient : "à accompagner et encourager la croissance du trafic et le développement des aéroports, tout en assurant la meilleure qualité de service aux passagers."

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