Hier soir à Hochstatt (Haut-Rhin), les agriculteurs de la FNSEA ont exprimé leur colère.
Hier soir à Hochstatt (Haut-Rhin), les agriculteurs de la FNSEA ont exprimé leur colère. © PhotoPQR/L'Alsace / Thierry Gachon

De Marseille à Paris, en passant par Pau, Chartres, Valence ou encore Bourg-en-Bresse, les agriculteurs se mobilisent toute la journée pour dénoncer les "contraintes et les charges de plus en plus folles" qui pèsent sur leurs épaules.

Signe du ras-le-bol, à Châlons-en-Champagne, un millier de viticulteurs de la filière champagne, habituellement absente des manifestations agricoles, sont de la partie avec comme slogan : "Lâchez-nous la grappe !" Des slogans similaires, "Laissez-nous travailler", "Y a le feu dans nos campagnes", résonneront ailleurs dans le pays. "C'est autant une crise morale qu'économique", explique Xavier Beulin, président de la FNSEA, dénonçant "des normes qui deviennent insupportables" et "des attaques permanentes, sur le bien-être animal par exemple".

Distribution gratuite de fruits et légumes à Paris

Plusieurs centaines d'agriculteurs d'Ile-de-France (800, selon la FNSEA) se sont réunis ce mercredi matin place de la République pour une distribution gratuite de fruits et légumes. L'occasion pour eux d'expliquer aux passants leur "ras-le-bol".

Toujours dans la capitale, une vingtaine de Jeunes Agriculteurs (JA) ont organisé dans la matinée une opération de contrôle des camions qui alimentent les cantines de Bercy, soupçonnant l'État et les collectivités de ne pas suffisamment favoriser les produits français dans la restauration collective.

Une centaine de tonnes de déchets déversés à Chartres

Plusieurs actions ont été organisées dès mardi soir, comme à Chartres, où plus de 300 agriculteurs de la FDSEA et des JA ont déversé plus d'une centaine de tonnes de déchets devant les bâtiments de la Mutualité sociale agricole, de la préfecture ou encore de la Direction départementale de l'agriculture. Parallèlement, 100 à 150 agriculteurs ont muré les locaux de la Direction départementale du territoire de Lozère, à Mende.

Depuis septembre, le gouvernement a pourtant tenté de donner des gages aux agriculteurs. L'écotaxe a été enterrée. Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a également procédé au versement fin octobre par anticipation de 3,4 milliards d'euros d'aides de la Politique agricole commune (PAC). Et encore mardi, il a promis un guide pour favoriser l'achat de produits alimentaires français dans les marchés publics.

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