hausse des fraudes aux allocations familiales sanctionnées en 2013
hausse des fraudes aux allocations familiales sanctionnées en 2013 © reuters

Une petite révolution pour les familles. Depuis la fin de la guerre, elles recevaient des allocations familiales, en fonction du nombre d'enfants, à partir de deux. Même montant pour tous, quels que soient les revenus. Désormais, les revenus seront pris en compte, une mesure "de justice sociale" pour le gouvernement, une atteinte à la politique familiale pour ses adversaires.

Les familles gagnant plus de 6.000 euros nets par mois risquent de voir leurs allocations divisées par deux. Au-dessus de 8.000 euros de revenus, elles pourront etre divisées par quatre. Une modulation qui doit permettre d'économiser près de 900 millions d'euros .

Dans un pays où la moitié des salaires sont inférieurs a 1700 euros, les Francais peuvent comprendre qu'on demande un effort a ceux qui gagnent plus de 6000 euros par mois.

Ainsi parlait la ministre des affaires socialesMarisol Touraine il y a quelques mois. Pour le gouvernement, cette réforme est une question de justice. Les ménages les plus riches doivent faire un effort. Sauf qu'au début du quinquennat, les termes du contrat n'étaient pas tout à fait les mêmes. Le gouvernement avait en fait passé un marché avec les associations familiales: on ne touchait pas aux allocs, elles restaient donc universelles, identiques pour tous. En revanche, le quotient familial, qui permet aux familles de payer moins d'impôts quand elles ont des enfants a été raboté.

Coup de théâtre à l'automne dernier. Finalement ce sera la double peine : baisse du quotient familial et baisse des allocations familiales pour les familles les plus aisées. Sans oublier le coup de rabot depuis cette année sur le complément de mode de garde pour les 20% de familles les plus riches.

Illustration avec Hélène, une parisienne aisée rencontrée par Véronique Julia

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Hélène et ses allocs

À l'arrivée, d'après la CAF, la Caisse des allocations familiales, la réforme des allocations devrait faire perdre aux ménages les plus aisés 127 euros par mois en moyenne. A l'inverse, la réforme du quotient familial en 2014 a fait augmenter leurs impot d'environ 71 euros par mois.

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