Il n’y a eu aucune publicité dans l’émission de Jean-Marc Morandini mercredi soir. La pression des réseaux sociaux a convaincu les annonceurs de ne plus figurer sur ce créneau.

Depuis son arrivée sur iTélé, Jean-Marc Morandini est au centre d'une polémique.
Depuis son arrivée sur iTélé, Jean-Marc Morandini est au centre d'une polémique. © capture d'écran iTélé

La polémique Morandini prend une nouvelle tournure. Si mardi soir, seize annonceurs sont passés pendant la coupure publicité de l’émission Morandini Live, il en a été autrement mercredi puisqu’il n’y a eu aucun espace publicitaire. Entre temps, les annonceurs ont craqué sous la pression des réseaux sociaux. Craignant que leur image de marque soit ternie en étant associé à l’animateur mis en examen pour corruption de mineurs aggravée, ils ont tous demandé à la régie d’iTélé à ne plus figurer dans les créneaux horaires de diffusion de l’émission.

Twitter à l’origine du boycott

Créé le 17 octobre, jour de la première de Jean-Marc Morandini sur iTélé, un compte baptisé Protection enfance se donne pour « mission (de) faire bad buzzer les annonceurs » qui « financent le harcèlement sexuel ». C'est le tweetos @shadowreader qui gère cette page. Il voulait « un nom plus sérieux » pour mener son combat, à savoir « que Morandini sorte de l'espace médiatique et qu'il cesse ainsi d'avoir un pouvoir et un ascendant sur ses proies ». Mardi soir, après l’émission ce tweet est posté :

S’ensuit une traque. Plusieurs marques sont prises à partie sur le réseau social, comme le groupe PSA :

Peugeot Société Anonyme qui répond que « ces spots ont été achetés il y a deux mois » et qu’ « en apprenant qu’ils passaient dans cette émission, nos marques (ndlr. Peugeot et Citroën) les ont retiré ». Les autres annonceurs ont fait de même. Certains en s’exprimant sur Twitter :

Vers une émission sans pub ?

Alors que la grève des journalistes se poursuit, si ce boycott se répétait ce jeudi, la stratégie de Canal+ pourrait être remise en question. La direction d'i-Télé comptait effectivement sur cette émission, qui pourrait être diffusée à 9 heures dans la future grille de la chaîne rebaptisée CNews, pour doper son audience et ainsi mieux vendre ses espaces publicitaires. De son coté, Protection enfance propose aux utilisateurs de Twitter de s’abonner à son compte « pour savoir qui osera à nouveau acheter de l’espace dans l’émission ».

Après une audition avec le président du directoire de Canal+, le CSA a lui fait part de sa « vive préoccupation quant à la pérennité de la chaîne iTélé pour le développement de l'information en continu ».

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