Les professions libérales se disent "asphyxiées" par les charges
Les professions libérales se disent "asphyxiées" par les charges © Maxppp / Josselin Clair

Cette fois, ce sont les professions libérales qui tentent de lancer leur propre mouvement de contestation. Médecins, avocats, notaires, experts-comptables se disent "asphyxiés" par l'excès de charges. On leur en demande trop et ils le disent.

C'est l'Union nationale des professions libérables (UNAPL) qui lance la grogne des libéraux. Avec une opération baptisée "les asphyxiés", sur le modèle des "pigeons", "poussins" et autres "bonnets rouges" qu'on a vu défiler depuis plusieurs mois. Au programme : une pétition en ligne (à 13h30, elle avait recueilli un peu moins de 100 signatures), des pancartes et une campagne sur Facebook et Twitter. Selon Le Figaro, ils envisagent aussi une fusion avec le mouvement de colère des artisans.

Le reportage de Marion L'Hour.

Les libéraux réclament en particulier trois choses :

  • Un recul sur la plus grande progressivité de la CSG, une des pistes envisagées par la réforme fiscale. On annonce une hausse de 40% pour la côtisation foncière des entreprises.

  • L'abandon de mesures sur les retraites des professions libérales. Ils craignent que le gouvernement ne tente de prendre les 21 milliards de réserves de leurs caisses complémentaires.

  • Plus de reconnaissance : les 750.000 libéraux de France (un million de salariés, 25 % du secteur marchand, 100 milliards d'euros de valeur ajoutée par an) s'estiment peu ou mal représentés par les organisations interprofessionnelles, comme le Medef ou la CGPME.

Pour Michel Chassang, président de l'UNAPL, on fait preuve d'un acharnement contre des professions "qu'on considère comme des nantis".

Les professions libérales travaillent beaucoup, investissent personnellement dans leur entreprise, et qui ont in fine des revenus comparables au reste de la population. Rien ne justifie qu'on massacre, qu'on humilie ces professions.

L'UNAPL se contente pour l'instant d'interpeller le gouvernement, mais ne compte pas s'épargner un passage dans la rue pour faire entendre ses revendications.

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