[scald=28769:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont de nouveau plongé mardi, les investisseurs craignant de plus en plus pour la croissance économique mondiale après une nouvelle statistique décevante aux Etats-Unis tandis que la crise de la dette en Europe s'élargissait à l'Italie.

Le département du Commerce américain a annoncé que les dépenses de consommation des ménages américains avait reculé contre toute attente de 0,2% en juin, soit leur première contraction depuis septembre 2009.

"On craint un ralentissement de la production et il y a pas mal de scepticisme sur l'accord aux Etats-Unis (concernant le plafond de la dette américaine)", explique Bob Parker, conseiller chez Credit Suisse.

"Il y a une forte probabilité pour que (la note financière) des Etats-Unis soit dégradée, ce qui va alourdir le coût du capital des entreprises américaines et être négatif pour la croissance", ajoute-t-il.

L'indice CAC 40 a fini en repli de 1,82% à 3.522,79 points, son plus bas niveau en clôture depuis le 31 août 2010. L'indice phare de la place parisienne multiplie les plus bas annuels depuis deux semaines sous le coup des craintes grandissantes sur la situation budgétaire européenne et américaine.

Du côté des valeurs, les cycliques ont été, dans ce contexte, particulièrement pénalisées. Les constructeurs automobiles Peugeot (-4,8%) et Renault (-4,64%) ont accusé notamment les deux plus fortes baisses du CAC 40 devant Schneider Electric (-4,12%).

Les autres grandes places européennes ont également terminé en net repli, Londres et Francfort abandonnant respectivement 0,97% et 2,26%. Du côté des indices paneuropéens, l'EuroStoxx 50 a cédé 1,87% et l'EuroFirst 300 1,61%.

L'euro recule de 0,22% face au billet vert, à 1,4231 dollar.

Alexandre Boksenbaum-Granier avec Joanne Frearson, édité par Gilles Guillaume

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