Bourse de shanghai
Bourse de shanghai © Reuters / Carlos Barria

En Asie, les marchés ont tous chuté ce lundi, emboîtant le pas à la bourse de Shanghai qui a perdu 8,5 % à sa fermeture. C'est son plus net recul en séance depuis 2007. Les marchés européens et américains suivent.

La dégringolade chinoise est arrivée après une annonce : le gouvernement qui autorise les retraités à investir dans les actions chinoises. Peut-être cette nouvelle est-elle apparue comme une tentative, un peu désespérée, pour relancer l'économie. Elle semble en tous cas avoir déclenché la dégringolade.Mais en fait, c'est depuis la mi juin que la bourse de Shanghai a perdu un quart de sa valeur : il y a donc aussi des raison de fond, comme l'endettement qui explose, pour une croissance de moins en moins dynamique . Le gouvernement espère 7% cette année, avant 2012 c'était 10 % par an.

Une crise de système ?

La Chine n'est plus vraiment l'usine du monde, et ses salaires augmentent. Tout cela nourrit les craintes autour d'un système qui est en train de changer . Les bourses européennes ont elles aussi chuté : plus de 6,5 % en moins à la mi-journée. Les marchés américains ont eux aussi ouvert en forte baisse.

Une baisse qui n'inquiète pas forcément les experts, puisque la Chine est plutôt un pays qui vend plutôt qu'il achète, donc son ralentissement ne devrait pas plomber les ventes occidentales.Il aura et il a déjà un impact pour nos entreprises, bien sûr, dans le secteur automobile ou le luxe. Mais au total, pas de quoi renverser l'économie réelle.La France n'est que le huitième client de la Chine. Le danger peut venir, à plus long terme, des pays émergents. Eux vendent à la Chine des matières premières et risquent de souffrir de la crise actuelle. Le prix du pétrole continuerait à baisser, et cela fait craindre le cercle vicieux de la déflation, la baisse prolongée des prix . Elle peut, chez nous, freiner à terme la consommation.

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