Les buralistes protestent contre l'instauration du paquet neutre
Les buralistes protestent contre l'instauration du paquet neutre © reuters

C'est un congrès de crise qui s'ouvre ce jeudi à Paris pour les professionnels. Les buralistes sont en colère, très en colère, et se disent toujours accablés par la politique de santé du gouvernement contre le tabac. Ils annoncent une grogne crescendo.

C'est une nouvelle hausse probable au 1er janvier du prix des cigarettes, et une goutte d'eau supplémentaire dans un vase déjà très plein. C'est la quatrième augmentation en deux ans. Elle est accompagnée de l'arrivée des paquets neutres en 2016, taxes de 150% sur les cigares et les cigarillos réclamée par les députés... Bref, la coupe est pleine, et les buralistes vont le faire savoir jeudi après-midi à Christian Eckert : le secrétaire d'Etat au Budget est attendu de pied ferme cet après-midi au congrès national.

Ils craignent à terme de tout simplement disparaître, François Desplans

Christian Eckert sera bien seul face à la colère de toute une profession. Son discours sera très écouté mais il aura bien du mal à convaincre les buralistes, à commencer par leur représentant Pascal Montredon.

Nous accusons le gouvernement de tout faire pour nous faire disparaître. D'ici la fin de l'année, 1 000 petits buralistes vont fermer leurs portes, soit 2 500 emplois. Et lorsqu'on essaie d'expliquer tout cela à tous les niveaux du gouvernement, d'un revers de manche on nous dit : "oui mais cela se fait au nom de la santé publique".

Les plus fragiles bien sûr ce sont les buralistes frontaliers. Comme Patrick Fallewee, installé à Dunkerque, très agacé par ces nouvelles mesures anti-tabac : "Chez nous, c'est un désastre, on tombe tous comme des mouches".

Jusqu'ici, ils ont subi, alerté les pouvoirs publics mais demain, la tension pourrait monter d'un cran. Face à eux, Christian Eckert devrait promettre notamment un renforcement des controles aux frontières mais aussi sur Internet pour lutter contre le marché parallèle. Pas sûr que cela suffise pour calmer la colère des buralistes.

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