Les bus Macron font-ils recette ?
Les bus Macron font-ils recette ? © MaxPPP / Philippe Juste

INFOGRAPHIE | La libéralisation du transport par autocars pour les trajets supérieurs à 100 km porte-t-elle ses fruits ? Selon une étude de l'Arafer, le régulateur du rail et de l'autoroute, les trajets se sont multipliés, pour un total de 700 000 passagers en cinq mois. Environ 900 emplois ont été créés.

D'où viennent-ils ces 7 000 passagers par jour qui empruntent les "cars Macron" ? Du train ? De l'auto ? Ou bien sont-ils nouveaux ? Sur les dix liaisons les plus empruntées, on constate qu'il existe déjà une ligne ferroviaire. On découvre aussi dans cette étude qu'une très grande majorité de liaisons ne passent pas par Paris, mais que ces liaisons via la capitale sont de très loin les plus fréquentées.

La croissance des cars est certes impressionnante, mais ils restent minoritaires dans les transports, et affichent seulement 33 % de remplissage. Les opérateurs multiplient donc les lignes , y compris sur les distances de moins de 100 km. Une vraie crainte pour les régions, financeuses des trains régionaux.

Pourtant les prix défient pour l'heure toute concurrence, 3,20 € par passager pour 100 kilomètres, précise l'Arafer. C'estdeux fois moins que le covoiturage, et loin derrière le train : pas tenable sur le long terme.

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