manifestation de cheminots européens à strasbourg
manifestation de cheminots européens à strasbourg © reuters

Ils étaient près de 4.000 à manifester à Strasbourg contre le "quatrième paquet ferroviaire", une série de règlements pour ouvrir les chemins de fer d'Europe à la concurrence. Les trois premiers "paquets" avaient été votés sans réelle opposition.

En 2007, lors du vote du troisième paquet ferroviaire, seuls les socialistes et les Verts français s'étaient vivement opposés à la libéralisation des lignes internationales. Pour éviter tout blocage, les eurodéputés avaient alors accepté de sortir les réseaux nationaux de la réforme, tout en étant globalement favorable à plus de concurrence sur toutes les lignes.

Mais pour les cheminots européens, l'ensemble du projet pose déjà problème. Gilbert Garrel, secrétaire général de la CGT cheminots, dénoncent ainsi une volonté de nivellement par le bas.

Le quatrième paquet ferroviaire n'a aucune volonté d'améliorer la qualité du service, son seul but est de disloquer les entreprises publiques.

De son côté, Jean-Luc Mélenchon, lui aussi présent à Strasbourg, souhaite défendre le service public ferroviaire. Le reportage à Strasbourg d'Anja Vogel

Parmi les manifestants on trouve en effet beaucoup de Français (les plus nombreux avec les Allemands). Ils craignent que la libéralisation ne signe l'arrêt de mort de leur statut et de leurs avantages, comme la retraite à 55 ans. Le tout avec des conditions de travail de plus en plus dégradées.

Les lignes ferroviaires internationales sont ouvertes à la concurrence depuis 2010, mais les Etats membres peuvent toujours accorder des contrats de service public pour leurs lignes intérieures sans lancer d'appel d'offre, à la condition de le justifier par des critères objectifs.

Les eurodéputés doivent voter aujourd'hui en première lecture l'ensemble des mesures du "quatrième paquet ferroviaire", après en avoir débattu hier.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.