le budget 2014 serait bâti sur une croissance de 0,8%
le budget 2014 serait bâti sur une croissance de 0,8% © reuters

Le gouvernement a retenu une prévision de 0,9% pour la croissance de l'économie française en 2014 et confirmé celle de 0,1% attendue pour 2013, a annoncé mercredi le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici.

Les écologistes dénoncent ce budget et annoncent qu'ils ne le voteront pas en l'état.

Le programme de stabilité présenté au printemps prévoyait pour 2014 une croissance de 1,2%. Compte tenu de ces prévisions, le déficit public baisserait moins qu'il était prévu dans le programme de stabilité pour atteindre 4,1% du produit intérieur brut cette année (3,7% prévu en avril) et 3,6% en 2014 (au lieu de 2,9%).

"Nous avons entrepris un programme d'économies sans précédent" a déclaré Jean-Marc Ayrault

La Commission européenne a donné deux années de plus à la France, jusqu'en 2015, pour ramener son déficit public à 3% du PIB.

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Le budget 2014 comprend un effort de 18 milliards d'euros l'an prochain, dont 15 milliards d'euros d'économies par rapport à la croissance tendancielle des dépenses et 3 milliards de hausse des prélèvements obligatoires, a précisé Pierre Moscovici.

"Où est la pause fiscale ?"

Le budget ne convainc évidemment pas l'opposition. Sans surprise, l'UMP s'oppose frontalement aux propositions de budget dévoilées hier. Augmentation de la pression fiscale, dérapage du déficit public, manque de mesures sur le pouvoir d'achat... Pour les élus de droite, le compte n'y est pas.

Pour Eric Woerth, député UMP et ancien ministre du Budget, le gouvernement a reculé sur tout.

Où est la pause fiscale annoncée par François Hollande ? Elle a tout simplement disparu, selon Laurent Wauquiez, député UMP.

(Propos recueillis par Nasser Madji)

Le compte n'y est pas pour les Verts

Le groupe écologiste de l'Assemblée nationale, membre de la majorité de gouvernement, ne votera pas en l'état le projet de loi de finances pour 2014 que les députés examineront en séance publique à partir du 15 octobre.

Le député-maire de Bègles, Noël Mamère, a déclaré:

S'il n'y a pas un effort vers la transition énergétique et la fiscalité verte, qui est un outil très important pour la transition énergétique, la lutte contre l'effet de serre et la création d'emplois, nous ne voterons pas ce budget en l'état. Ce budget, pour l'instant, ne peut pas nous satisfaire puisque le Premier ministre est en train de renoncer à la taxation sur le diesel.

La tension entre le gouvernement et les écologistes a grimpé en flèche hier. Stéphane Leneuf.

Dans la matinée, le ministre de l'Ecologie, Philippe Martin, avait confirmé l'introduction d'une taxe carbone dans la loi de finances 2014. Il a toutefois annoncé que l'avantage fiscal dont bénéficie le diesel ne serait pas touché.

Philippe Martin a ainsi annoncé:

Il n'y a pas, à ma connaissance, de disposition qui concerne de manière spécifique ce qu'on peut appeler la convergence fiscale du diesel et de l'essence. L'introduction d'une composante carbone n'est pas destinée à cet effet-là.

Les Verts réclament la fin progressive de l'avantage fiscal consenti sur le gazole qui conduit, selon eux, à "sur-subventionner" cette forme d'énergie à hauteur de 7 milliards d'euros par an.

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