documents pour les demandes de transport gratuit en ile de france pour les beneficiaires du RSA.
documents pour les demandes de transport gratuit en ile de france pour les beneficiaires du RSA. © MaxPPP/IP3/Bruno Levesque

Après la fronde des maires, qui se plaignent de la baisse des dotations de l'Etat, voici la fronde des départements. Et au centre de cette grogne, le RSA, Revenu de Solidarité Active.

En 2004 l'Etat a transféré aux départements le versement de cette allocation. Mais d'année en année le nombre d'allocataires a augmenté, notamment de plus de 25% ces quatre dernières années . Mais la somme versée par l'Etat n'a pas suivi dans les mêmes proportions et le "reste à payer" des départements a augmenté tous les ans.

Aujourd’hui, dix départements menacent de ne plus payer l'allocation d'ici la fin de l'année. Ce sera l'un des thèmes d'une conférence de presse, qui se tiendra ce mardi après-midi, de l'Assemblée des départements de France qui prépare son congrès annuel mi-octobre. Mais aussi d'une nouvelle réunion technique ce soir à Matignon.

Les départements réclament ni plus ni moins qu'une renationalisation du RSA

L'injustice est flagrante. Ce sont les départements les moins riches qui comptent le plus d'allocataires et ce sont donc ces mêmes départements dont le budget est le plus ponctionné.

Le président socialiste du département de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel

Un système de financement totalement injuste car ce sont les pauvres qui payent pour les plus pauvres qu’eux

La collectivité ne décide pas de son montant et des critères d’éligibilité donc c’est juste que ce soit financé sur le budget national

Le RSA est au même niveau en Creuse et à Paris

Dans le département du Nord, le taux de chômage 3 points au-dessus de la moyenne et nombre d'allocataires est supérieur à 150.000. Son président Les Républicains n'hésite pas à le dire : "aujourd'hui la Grèce c'est nous".

Jean-René Lecerf

Alors si l'Etat n'intervient pas dès cette année, Jean-René Lecerf propose sa solution.

Donnons au département la possibilité de décider qui doit le toucher le niveau et à quelles conditions on peut le supprimer !

Ces deux présidents, de droite et de gauche, s'accordent sur un point : les départements n'ont pas été supprimés dans la réforme des collectivités locales disent-ils. Mais s'ils sont asphyxiés financièrement, le résultat sera le même.

Dominique Bussereau président (LR) de l'Assemblée des Départements de France, était l'invité du journal de 13h de Claire Servajean. pour l'ancien ministre, si aujourd'hui ce sont une dizaine de départements qui sont en difficulté, ce sera le cas de 20 à 40 l'année prochaine et ainsi de suite, si une solution n'est pas trouvée au plus vite.

Dominique Bussereau

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