Nokia veut acquérir la totalité d'Alcatel-Lucent
Nokia veut acquérir la totalité d'Alcatel-Lucent © Reuters / Benoit Tessier

Le chef de l'Etat a reçu à l'Elysée ce mardi après-midi les directeurs généraux de Nokia, Rajeev Suri, et d'Alcatel-Lucent, Michel Combes, et leur a assuré du soutien de l'Etat sur le projet de rapprochement des deux groupes.

"Nokia et Alcatel-Lucent confirment être en discussions sur un possible rapprochement, qui pourrait prendre la forme d'une offre échange en actions de Nokia sur Alcatel-Lucent", ont indiqué les deux groupes dans un communiqué commun.

Si elle aboutissait, la transaction signerait l'absorption d'Alcatel-Lucent, un membre du CAC 40, l'élite des grandes entreprises françaises. Et c'est pourquoi le gouvernement suit les opérations de très près.

La France, le principal centre de Recherche & Développement du futur groupe

A l'issue de la rencontre à l'Elysée entre François Hollande et les responsables des deux groupes, Emmanuel Macron le ministre de l'Economie a déclaré que Nokia pourrait faire de la France le principal centre de Recherche & Développement du futur groupe.

"C'est une bonne opération pour Alcatel-Lucent. Parce que c'est une opération d'avenir, parce que nous construisons, avec ce rapprochement, la reconquête d'Alcatel-Lucent qui était une entreprise en très grande difficulté il y a deux ans", a-t-il déclaré à la presse.

"Il n'y aura aucune destruction d'emplois en France. Le nombre d'emplois sera le même et même davantage. Nous avons eu tous les engagements de la part de Nokia", a-t-il souligné.

"Les détails au plus vite"

Plus tôt dans la journée, le ministre du Travail François Rebsamen a dit réclamer "au plus vite" les "détails" du projet, notamment pour ce qui concerne les sites de production à Lannion (Côtes-d'Armor), 800 emplois, "ou même à Villarceaux dans l'Essone où 3.000 emplois sont concernés", a répondu M. Rebsamen à Corinne Erhel, députée PS des Côtes-d'Armor, lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale.

Pour le Finlandais, l'intérêt serait de grandir face à son grand rival, le suédois Ericsson, et un autre concurrent qui cherche à percer en Occident, le chinois Huawei.

Nokia s'était fait connaître mondialement en devenant numéro un mondial des téléphones portables à la fin des années 1990, avant d'être dépassé en 2012 par le sud-coréen Samsung. Il avait abandonné la partie l'année suivante. Aujourd'hui, le Finlandais conçoit et fabrique des infrastructures de réseaux téléphoniques et internet.

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