françois hollande promet un geste pour la classe moyenne sur les impôts en 2014-2015
françois hollande promet un geste pour la classe moyenne sur les impôts en 2014-2015 © reuters

Les taux d'intérêts n'ont jamais été aussi bas. Pourtant, les ménages français n'ont jamais aussi peu emprunté, conclut l'étude annuelle publiée par l'Observatoire des crédits aux ménages, réalisée fin 2014. Explications.

► ► ► CONSULTER | L'étude complète de l'Observatoire des crédits aux ménages (PDF)

Cette enquête analyse chaque année combien de ménages possèdent ou non des crédits. Fin 2014, 46,5% des ménages avaient un crédit, soit 1% de moins qu'en 2013, et 6% de moins qu'en 2008. C'est 1,7 million de ménages de moins qu'en 2008.

Les Français boudent les crédits à la consommation

Si le crédit immobilier subit une baisse, les ménages boudent surtout les crédits à la consommation. Le rapport cite deux causes principales. D'abord, les récentes lois votées. Elles ont rendu plus difficiles l'accès des ménages aux crédits à la consommation.

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Ensuite, et surtout, la mauvaise conjoncture économique. Selon Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université Paris-Ouest , depuis 2008 les ménages voient leurs finances se dégrader. Difficile dans ces conditions d'emprunter en toute sérénité :

La montée du chômage, la stabilisation voire la perte de pouvoir d'achat, tout cela n'est pas favorable à la réalisation de projets de consommation. Un changement de voiture, par exemple, pour le budget moyen des ménages, représente des dépenses très importantes et les engage sur plusieurs mois ou années.

Vers une embellie en 2015 ?

La situation peut-elle s'améliorer ? Non, si l'on s'en tient aux déclarations des ménages : sur 28 millions, seulement 3% d'entre eux comptent emprunter en ce début d'année. Mais les faits semblent démentir cette tendance, tempère Michel Mouillard :

À partir de l'automne 2014, on a eu un frémissement. On espère que cela se confirmera. Cela signifierait que nous ne sommes peut-être pas en reprise exceptionnelle mais qu'au moins le creux de la vague serait passé.

Pour que cette embellie perdure, les ménages doivent retrouver la confiance et l'envie de consommer.

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