Une majorité de Français se déclarent plutôt favorables à une nationalisation temporaire du site ArcelorMittal de Florange, selon un sondage Tilder-LCI-OpinionWay diffusé jeudi.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé mercredi avoir trouvé un repreneur pour la totalité du site mosellan. Il a également précisé que le gouvernement était prêt à procéder à une nationalisation provisoire si les négociations n'aboutissent pas d'ici vendredi, veille de la date-butoir fixée par le sidérurgiste.

Pas sûr d'ailleurs que Mittal s'incline dans cette affaire, Manuel Ruffez...

L'éventualité d'une nationalisation, censée faciliter la recherche d'un repreneur si l'impasse persiste, est accueillie plutôt favorablement par 59% des Français (contre 40% qui y sont plutôt opposés).

Si les propos enflammés d'Arnaud Montebourg à propos du sidérurgiste ont suscité la polémique, la méthode qu'il a adoptée dans la gestion de ce dossier est approuvée par les personnes interrogées.

Pour 56% des sondés, la menace de nationalisation brandie par le ministre du Redressement productif représentait la seule façon de débloquer la situation.

Au contraire, 42% d'entre eux estiment que cela risque d'inciter

Cette enquête a été réalisée par internet les 28 et 29 novembre auprès d'un échantillon de 1.007 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Inquiétude dans la vallée de la Fensch

Deux repreneurs restent en lice pour acheter l’ensemble des installations, mais la direction d'Arcellor ne veut en céder qu'une partie. Alors entre les négociations tendues, les salariés inquiets, à l'aube d'une journée décisive c'est toute une région qui retient son souffle.

Car dans la vallée de la Fensch, de nombreux sous-traitants ressentent déjà l'impact de l'arrêt des hauts fourneaux.Reportage sur place avec Marion L'Hour :

Le nouveau numéro un de la CFDT, Laurent Berger, est quant à lui allé apporter son soutien hier soir aux métallos de l'usine ArcelorMittal de Florange qui campent devant le ministère du Redressement productif, pour sa première visite de terrain en tant que secrétaire général de la centrale."Le gouvernement ne peut pas revenir en arrière. Il faut qu'il aille au bout. C'est important la parole publique : quand on dit quelque chose il faut le tenir" , explique Laurent Berger.

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