Comme le siège de Liffol dans les Vosges, le granit de Bretagne et la porcelaine de Limoges, six fabricants de charentaises ont déposé à l'INPI une demande d'indication géographique protégée. Une mesure qui se développe peu à peu pour les produits manufacturés, depuis la loi Hamon, votée en 2014.

La charentaise d'Angoulême demande à son tour son IGP.
La charentaise d'Angoulême demande à son tour son IGP. © AFP / SUDRES Jean-Daniel / hemis.fr

Après le siège de Liffol (Vosges), le granit de Bretagne et la porcelaine de Limoges, la charentaise, fabriquée en Nouvelle aquitaine, souhaite entrer dans le club des rares produits manufacturés français à bénéficier de cette indication portée par la loi sur la consommation, votée en 2014 et que Benoît Hamon, alors ministre délégué, avait présenté à Limoges en 2013.

Dernière en date, la porcelaine de Limoges est désormais protégée depuis décembre dernier par une "Indication géographique" (IG), dont les critères imposent que les produits soient fabriqués et décorés à Limoges ou dans le département de la Haute-Vienne, un cahier des charges qui a permis de sanctuariser une filière regroupant 1 200 emplois et 115 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Cinq dossiers à l'étude pour de nouvelles IGP

Pour le fameux chausson en "cousu retourné", six entreprises de Charente et Dordogne se sont regroupés en Association de la charentaise d'Angoulême pour demander la création de l'indication géographique (IG). L'institut national de la propriété industrielle, l'INPI, doit maintenant ouvrir une enquête publique afin d'homologuer l'indication. Si la requête aboutit, d'ici novembre prochain, la charentaise d'Angoulême sera le quatrième produit manufacturé sous IGP.

Chaque année, environ 300 000 paires de charentaises sont fabriquées selon une technique historique de conception, par ces six entreprises qui emploient 210 personnes, pour un chiffre d'affaires total d'environ 5 millions d'euros en 2016.

La loi dite "consommation" a élargi les indications géographiques aux produits manufacturés, et non plus seulement aux produits agricoles et viticoles, pour reconnaître la qualité et la provenance des produits de l'artisanat et de l'industrie. Les dossiers en cours sont la tapisserie d'Aubusson, le grenat de Perpignan, la pierre de Bourgogne, et le savon de Marseille. La demande d'IG pour les espadrilles de Mauléon a en revanche été refusée.

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