Manifestation des intermittents
Manifestation des intermittents © Radio France / Stéphane Capron
**Manifestations d'intermittents du spectacle à Paris et en province aujourd'hui à l'occasion des négociations sur l'assurance chômage. Ils défendent leur système d'indemnité chômage. Système dont le Medef se débarasserait bien.** Plusieurs milliers d'intermittents étaient dans les rues cet après-midi à l'occasion de l'avant-dernière séance de négociations sur l'assurance chômage. Objectif : défendre leur régime d'indemnité. Le MEDEF propose de l'aligner sur le droit commun. Une proposition qui a provoqué la colère des syndicats lors de la précédente séance de négociations le 13 février dernier. **A Paris, ils étaient 7 000 à manifester. Parmi eux : Dominique Fouret qui gagne 1 300 euros par mois et qui trouve que le MEDEF leur cherche des "poux"** .**( Au micro de Stéphane Capron )**
Le gouvernement se montre rassurant pour la profession. Une voix à gauche les invite à changer de système.Celle de Ségolène Royale favorable à un systeme de donnant /donnant. Elle propose que les intermittents face des tâches sur leur temps indemnisé, comme intervenir dans les écoles ou les maisons de rétraite . **Quant à la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti, elle dénonce une "provocation inacceptable du MEDEF" ( Interrogée par Jérôme Jadot )**
### Leur rémunération Depuis le début des annés 1990, le nombre d'intermittents a été multiplié par cinq. Leur rémunération moyenne, elle, a légèrement diminué selon ce dernier[ rapport parlementaire.](http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i0941.asp) Selon ce même rapport, sur les 254 000 qui ont cotisé en 2011, seuls environ 110 000 ont bénéficié d'au moins une journée d'indemnisation. Il faut en effet justifier de 507 heures de travail sur dix mois pour les techniciens (dix mois et demi pour les artistes) avant d'obtenir une allocation de retour à l'emploi, contre 610 heures sur 28 mois pour les salariés du régime général. ### Combien coûtent-ils ? Les intermittents représenteraient un tiers du déficit de l'assurance chômage, soit 1 milliard d'euros, pour seulement 3% des demandeurs d'emploi selon la Cour des comptes. De son côté, l'Unedic, estime que si les intermittents revenaient au sein du régime général, l'économie serait de 320 millions d'euros.
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