les festivals d’été menacés par la poursuite de la mobilisation des intermittents
les festivals d’été menacés par la poursuite de la mobilisation des intermittents © reuters

Les partenaires sociaux se sont retrouvés ce jeudi au siège du Medef autour de la question de l'assurance chômage. Si un accord n'entre pas en vigueur le 1er juillet les festivals d'été pourraient être perturbés.

Pour le moment, aucune avancée notoire n'est à signaler alors qu'il ne reste plus que deux séances de négociation : le 30 mai et le 14 juin prochains. En raison du temps imparti, les syndicats doutent qu'un accord général soit trouvé avant la mi-juin. Pour le moment, on se dirigerait vers une prolongation de l'actuelle convention qui ne satisfait pas les intermittents.

À la suite de cette nouvelle séance de négociation, Denis Gravouil, le secrétaire général de la CGT, a annoncé que les intermittents pourraient faire grève si l'accord sur le régime d'assurance chômage, conclu le 28 avril, n'entrait pas en vigueur, comme prévu, le 1er juillet. Les partenaires sociaux doivent donc trouver un accord avant le 14 juin prochain au plus tard. Denis Gravouil a par ailleurs annoncé en marge des négociations des intermittents occupaient, avec d'autres manifestants, le siège de l'Autorité des marchés financiers (AMF), à Paris.

"La balle est dans le camp du gouvernement"

L'accord conclu le 28 avril par les syndicats et les employeurs du monde du spectacle est censé être intégré à la nouvelle convention, si et seulement si, elle est validée par un comité d'experts. En raison du projet de la loi travail, contesté par une partie de la gauche, des syndicats mais également par le patronat, les négociations prennent plus de temps que prévu concernant le régime d'assurance chômage.

Du côté du Medef, on demande plus de temps de réflexion. Une nouvelle session de négociation aura lieu le 14 juin. Si elle n'aboutit pas, l'accord sur le régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle aurait de grandes chances de ne pas entrer en vigueur le 1er juillet. Un report que les intermittents et la CGT Spectacle refusent. Cette dernière exige une garantie du gouvernement : l'accord doit être appliqué à partir du 1er juillet.

En cas de report, Denis Gravouil a prévenu : "En ce qui nous concerne, si ça n'entre pas en vigueur au 1er juillet, la question de la grève sur les festivals va revenir", avant d'ajouter : "Donc la balle est dans le camp du gouvernement."

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