La grève des livreurs à vélo entamée dimanche se poursuit ce mardi soir. Pour protester contre les conditions de travail imposées par UberEats, Deliveroo, Stuart, Glovo et Foodora, le collectif appelle les clients à ne pas commander de repas sur ces plateformes jusqu'au 15 juillet, en particulier pendant les matches.

En solidarité, les livreurs à vélo demandent aux clients de boycotter les plateformes pendant la dernière semaine du Mondial.
En solidarité, les livreurs à vélo demandent aux clients de boycotter les plateformes pendant la dernière semaine du Mondial. © AFP / Nicolas Liponne / NurPhoto

Les coursiers à vélo de plusieurs plateformes de livraison de repas ont entamé dimanche une grève d'une semaine, en pleine Coupe du monde de football, pour réclamer de meilleures rémunérations et conditions de travail. À l'initiative de ce mouvement, des "travailleurs des plateformes" Uber Eats, Deliveroo, Stuart, Glovo et Foodora ont appelé aussi tous les clients à "ne pas commander la semaine du 8 au 15 juillet"

Dimanche soir, le Clap, le Collectif des livreurs autonomes de Paris, rassemblait une dizaine de livreurs place de la République pour manifester contre la précarité de leur emploi et demander un "salaire minimum garanti". 

Dans leurs revendications, les membres du Clap mettent en avant leur souhait de rester indépendant, mais en obtenant des garanties salariales leur permettant de ne pas "charbonner", c'est à dire être moins prudents sur la route pour gagner du temps et traiter davantage de commandes.

Entre 550 et 600 euros pour 48 heures par semaine

"Quand on travaille 10 heures voire beaucoup plus par jour sans garantie salariale, on va charbonner, on va faire beaucoup moins attention sur la route. C'est très dangereux pour nous, c'est très dangereux pour les usagers de la route", expliquait Adrien, un livreur pour Deliveroo et Foodora membre du Clap, à fanceinfo.

"Le système fait qu'on veut prendre beaucoup plus de commandes, c'est comme aller au casino", confie un autre livreur travaillant pour Uber Eats. "Je travaille dans les 48 heures par semaine, je tourne en moyenne autour de 550 et 600 euros par semaine, quand vraiment je fais de grosses journées", détaille-t-il.

Les livreurs ne demandent pas à devenir des salariés de ces entreprises, mais à avoir des garanties salariales. "On n'en est pas à demander des tickets restau ou un treizième mois, on demande juste le minimum : un salaire minimum garanti, des plages de travail assurées", revendique Adrien.

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