La consommation de produits bio des Français a bondi de 21,7% en 2016 à 7,1 milliards d'euros. Les magasins spécialisés sont ce qui marche le mieux.

Le bio, secteur économique dynamique
Le bio, secteur économique dynamique © AFP / Jan Haas / picture alliance / DPA

Le marché du bio est passé d'un peu moins d'un milliard d'euros en 1999, à 5,9 milliards en 2015 puis à 7,1 milliards en 2016. La consommation de bio a augmenté de 21% entre 2015 et 2016. Selon le directeur de l'Agence Bio, Florent Guhl :

En quinze ans, le marché a été multiplié par sept

Le nombre de producteurs bio, lui , est en hausse de 12% en 2016 par rapport à 2015. La vente de produits bio se fait encore majoritairement en grandes surfaces (45%) et magasins spécialisés bio (37%), puis en direct des producteurs (13%) et auprès d'artisans commerçants (5%).

Restauration et cantines peuvent mieux faire

Le bio représente aujourd'hui 3,5% du marché alimentaire à domicile. La consommation à domicile par les ménages représente 6,7 milliards, tandis que la restauration hors domicile (restaurants et cantines) ne représente encore que 411 millions d'euros de chiffre d'affaires.

La distribution spécialisée bio reste le circuit le plus dynamique avec un taux de croissance de près de 24%, selon les chiffres de l'Agence bio. Cette croissance est due à l'ouverture de nouveaux magasins, mais également à l'augmentation combinée de la fréquentation et du panier moyen des clients de ces magasins.

Privilégier les circuits courts

Sur tous les produits bio consommés par les Français, 71% sont produits en France. Selon l'Agence bio :

Quand les Français pensent bio, ils pensent local

Les surfaces engagées en agriculture biologique (y compris les fermes en transition) sont en hausse de 17%, à 1,54 million d'hectares.

Le bio, filière d'avenir

L'ensemble de la filière bio, des 32 264 fermes engagées en bio aux transformateurs et aux distributeurs, représentait 118 000 emplois directs en 2016. L'emploi dans le secteur bio est en hausse de 8,4% par an depuis quatre ans. Selon le directeur de l'Agence Bio, Florent Guhl :

Il faut former des jeunes, car l'emploi de demain est dans l'agriculture biologique et dans la transformation et la distribution de produits bio

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.