L'Inspection générale des Finances (IGF) préconise, dans un rapport sur les professions réglementées, la fin du monopole de vente des pharmaciens sur certains médicaments, indique le quotidien Les Echos dans son édition de lundi.

Médicaments non remboursés: l'Autorité de la concurrence, favorable à la  vente hors pharmacies
Médicaments non remboursés: l'Autorité de la concurrence, favorable à la vente hors pharmacies © Thibault Lefèvre / Thibault Lefèvre

L'IGF recommande d'ouvrir à la concurrence la vente de médicaments dont la prescription est facultative (Doliprane, Spasfon, Aspegic, etc) et la vente de médicaments non remboursables par la sécurité sociale (Nurofen, Humex, Fervex, etc), précisent Les Echos.

Ces deux types de médicaments représentent environ 9% du chiffre d'affaires des pharmacies en moyenne, souligne le quotidien qui a eu accès à un nouveau chapitre du rapport de l'IGF qui n'a pas été rendu public.

Pour les médicaments disponibles sans ordonnance et remboursés par la Sécurité sociale, le prix de vente est fixé par l'Etat. Mais pour les médicaments non-remboursés, le prix de vente est fixé librement par les pharmaciens, ce qui entraîne de grosses différences de prix entre les officines.

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De plus en plus chers

L'Inspection générale des Finances souligne que "les prix des médicaments non remboursables ont augmenté deux fois plus vite que le coût de la vie depuis quinze ans (+3 % par an en moyenne entre 1998 et 2011)" - une hausse visant à compenser la baisse des prix des médicaments remboursables, expliquent Les Echos.

Or "ce rattrapage de marge est jugé parfois disproportionné par le rapport". Ouvrir la vente de certains médicaments aux supermarchés par exemple entraînerait une baisse des prix pour les consommateurs.

Les détails de Philippe Lefébure pour France Inter

Les pharmaciens sont principalement rémunérés par la marge sur les médicaments mais les modes de rémunération commencent à se diversifier avec l'introduction récente d'une rémunération à la performance et d'un honoraire de dispensation. Au 1er janvier 2013, les pharmaciens étaient 72.204, dont 31.074 exerçaient en libéral, selon la Cour des comptes.

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