Une note propose la certification des notes des usagers d'Uber
Une note propose la certification des notes des usagers d'Uber © MaxPPP

Comment adapter l'économie à la révolution numérique ? Ce sera l'objet de la loi Macron 2 attendue en début d'année prochaine. Une note du conseil d'analyse économique à l’adresse du Premier ministre propose une série de mesures dévoilées en avant-première par France inter.

On connaissait déjà les préconisations de Bruno Mettling, DRH d'Orange, sur le droit des salariés à la déconnexion. Ce mercredi seront dévoilées d'autres pistes, retrouvée notamment dans une note proposées par le Conseil d'analyse économique, qui conseille le Premier ministre.

Il faut adapter les existantes, quitte à abattre des barrières, comme celle qui oblige les auto-écoles à avoir une salle pour le code

"On va nous taxer de libéralisme ! ", prédit l'une des auteures. Tant pis ! "Nous ne préconisons pas de nouvelle règles spécifique au numérique. Il faut adapter les existantes, quitte à abattre des barrières, comme celle qui oblige les auto-écoles à avoir une salle pour le code." Alors que des startups proposent déjà des cours en numérique. Autre idée de cette note : permettre de tester les nouvelles pratiques, localement et sur une courte durée avance Anne Perrot du conseil d'analyse économique : "Je pense à des secteurs dans lesquels les enjeux de santé publique sont présents, comme la vente en ligne de médicaments…. Ne pourrait-on pas imaginer d’essayer d’expérimenter, charge aux entreprises de transmettre les données nécessaires à l’évaluation ?" Pas sur que le gouvernement retienne cette proposition explosive.

On pourrait imaginer qu’un chauffeur Uber qui bénéficie d’une bonne notation puisse la faire valoir sur le marché du travail en la certifiant par exemple

Mais il y en a d'autres : simplifier le statut d'auto-entrepreneur, tout en réduisant ses avantages fiscaux. Ou encore, mieux reconnaitre la notation en ligne. Anne Perrot poursuit : "Le numérique, c’est par exemple des chauffeurs Uber qui n’ont pas la qualification des chauffeurs de taxi mais qui sont notés. On pourrait imaginer qu’un chauffeur Uber qui bénéficie d’une bonne notation puisse la faire valoir sur le marché du travail en la certifiant par exemple." Il parait que les ministres sont intéressés. Reste à garantir la fiabilité de ces évaluations sur internet.

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